INTERVIEW PRESIDENTIELLE – Andry Rajoelina défend son bilan à quelques mois de la fin de son mandat

« Beaucoup a été fait, mais beaucoup doit encore être fait car Madagascar est immense ». La première question à laquelle le président de la République répond ce dimanche, au cours de l’émission spéciale interview, porte sur le bilan de ses quatre ans et demi de mandat. Andry Rajoelina met alors en avant ses réalisations en matière d’éducation et de santé. Il parle de 4 198 salles de classe construites, mais aussi de 28 hôpitaux « manara-penitra ». « Demandez aux présidents de la République encore en vie combien d’établissements hospitaliers ils ont construit durant leur mandat », lance-t-il comme un défi.

 

Pour défendre son bilan, le chef de l’Etat insiste sur les chiffres, qui sont « des faits et non des rêves », martèle-t-il. Il parle des 10 millions de manuels scolaires et dictionnaires distribués aux élèves des établissements publics, des blouses scolaires, des sandales ou encore des bicyclettes et des tablettes offertes aux meilleurs élèves. Il évoque également les scanners et les ambulances. Il rappelle la construction des prisons, des tribunaux, des stades et de bien d’autres infrastructures. « Nous en avons tellement construit que s’il faut les citer tous, nous en aurons jusqu’à demain matin », souligne-t-il, sous les vivats de l’assistance.

 

Pour Andry Rajoelina, il s’agit surtout des « infrastructures destinées à rattraper le retard de Madagascar ». Il s’agit également « des infrastructures de proximité », ajoute-t-il encore. Et « quel autre symbole de la décentralisation que la dotation des collectivités de toutes ces infrastructures » ? soulève-t-il, rappelant les moyens et les ressources mises à dispositions des responsables des collectivités territoriales. « Nous avons travaillé pour le peuple, pour la patrie et cela a porté ses fruits », conclut-il, reconnaissant qu’il reste encore beaucoup à faire. « Raison pour laquelle je suis encore là, debout », lance-t-il.