A une époque où Internet en était à ses balbutiements et où l’art et la culture étaient encore confinées dans une sorte de bulle, une magnifique revue, tout en papier couché, avait fait parler d’elle. Revue Noire avait fait connaître des artistes que les gens ne connaissaient pas forcément. En couverture, une œuvre de Joël Andrianomearisoa, aujourd’hui un artiste reconnu à l’international. L’esprit Revue Noire, c’était aussi cela, confie Jean Loup Pivin, un de ses fondateurs, « faire sortir des personnalités qui n’étaient jamais montrées », amener les artistes africains sur la scène artistique et culturelle mondiale. Aujourd’hui, la Revue a disparu, mais elle expose une partie de ses fonds photographiques à la galerie Hakanto Contemporary. Entretien.














