La procédure judiciaire à l’encontre du président évincé Andry Rajoelina est encore bloquée à Tsimbazaza. Alors que la première session ordinaire de l’année s’est clôturée vendredi, le dossier de mise en accusation devant la Haute cour de justice (HCJ) de l’ancien pensionnaire d’Iavoloha n’a pas encore été inscrit à l’ordre du jour. Interrogée sur l’avancement de ce dossier en marge de l’ouverture des assises nationales de la justice, la ministre de la Justice, Fanirisoa Ernaivo, choisit de renvoyer la balle à l’Assemblée nationale.
“Pour la question relative à l’Assemblée nationale, c’est directement à elle qu’il conviendra de s’adresser” sur ce sujet de la mise en accusation, indique-t-elle à la presse. Début du mois de juin, Fanirisoa Ernaivo avait indiqué que les travaux de commission étaient déjà en cours, après s’être enquise de la situation auprès de la Chambre des députés. Elle avait dit espérer que le sujet passe en séance plénière lors de la session ordinaire qui s’est clôturée vendredi.
Le dossier portant sur la demande d’ouverture de la procédure judiciaire contre Andry Rajoelina avait été déposé à Tsimbazaza par le biais du mouvement Gen Z en décembre 2025. Le dossier devait ensuite passer devant une commission de requête composée de représentants de chaque groupe parlementaire qui décidera de sa recevabilité ou non. Si le dossier est déclaré recevable, une résolution de mise en accusation est transmise pour adoption en séance plénière.
La prochaine session ordinaire de l’année est prévue en octobre, mais Siteny Randrianasoloniaiko a évoqué la semaine dernière la possibilité d’organiser deux sessions extraordinaires dans les semaines à venir. Le dossier Andry Rajoelina pourrait être inscrit à l’ordre du jour si les députés qui signent pour la convocation de la session y consentent. Les sessions extraordinaires ne doivent être consacrées qu’aux sujets pour lesquels elles ont été convoquées.















