JUSTICE – Huit individus inculpés pour projet d’attentat contre le chef de l’Etat obtiennent la liberté provisoire, cinq autres placés sous contrôle judiciaire

Antananarivo, le 05 Août, 14h30 – Fortunes diverses pour les individus, civils et militaires, ayant maille à partir avec la justice dans l’affaire du projet d’attentat contre le chef de l’Etat. Sept éléments des forces de l’ordre dont des hauts gradés, ainsi qu’un civil, ont obtenu la liberté provisoire après leur comparution devant le juge d’instruction au Palais de justice à Anosy mercredi, selon une source autorisée.
Cinq autres inculpés sont placés sous contrôle judiciaire. Il s’agit de trois hauts gradés, en activité et retraité. D’autres éléments des forces de l’ordre sont également concernés par la décision du juge d’instruction allant dans ce sens. Ils sont tenus de réaliser des pointages hebdomadaires auprès des autorités.
Mercredi, Maître Maka, avocat de l’un des inculpés, avait fait part de la délivrance d’un mandat de dépôt à l’encontre de sept personnes après la comparution. A l’entendre, trois, dont un ressortissant français et un ressortissant franco-malgache, sont en détention préventive à la maison de force à Tsiafahy et deux autres, un ancien dignitaire du pays et un officier, à Imerintsiatosika. Le juge d’instruction avait tranché pour l’envoi de deux autres civiles à la prison de Manjakandriana.
Selon Maître Willy Razafinjatovo, alias Olala, avocat de Paul Rafanoharahana, les prévenus sont, entre autres, inculpés d’association de malfaiteurs et de complot en vue d’assassiner le président de la République. Une source autorisée indique que l’enquête au fond pourrait se dérouler dans les prochains jours.
Le 22 Juillet, Berthine Razafiarivony, Procureure générale près la Cour d’Appel d’Antananarivo, avait révélé l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Elle avait évoqué un projet, intitulé « Projet Apollo 21 » visant à éliminer des hautes personnalités dont le président de la République. Dans ses déclarations, la PGCA avait évoqué l’existence de « preuves tangibles » lors des perquisitions et d’exploitations des matériels informatiques et de communication saisis.
Maître Willy Razafinjatovo, lui, évoque un « procès politique ». Il assure, au passage que son client « n’est pas un criminel », mais plutôt « un héros » qui n’a d’autres objectifs que de tirer Madagascar du joug de la la corruption et d’autres pratiques mafieuses.