Treize personnes dont le Colonel Patrick Rakotomamonjy se trouvent dans le collimateur de la justice. “Un projet d’attentat contre le président de la Refondation de la République (…) fait t partie de leurs chefs d’inculpation”, déclare Narindra Rakotoniaina, procureure de la République du Tribunal de première instance d’Antananarivo, dans une vidéo partagée par le ministère de la Justice jeudi. Association de malfaiteurs, détention illégale d’armes et complicité sont les autres infractions pénales reprochées à ces individus.
Pour l’heure, onze individus ont été placés en détention préventive après leur comparution devant le Parquet le 31 mars, selon Narindra Rakotoniaina. D’autres suspects “font l’objet de mandat d’arrêt, délivré par les enquêteurs”, poursuit-elle.
A entendre la procureure de la République, le Colonel Patrick Rakotomamonjy “fait partie de ceux qui ont concocté le plan dans le cadre de la réalisation de ces crimes”. Elle cite également un “officier général qui avait déjà fait part de son intention de renverser le pouvoir dans la rue”.
“Pendant l’enquête, certains prévenus ont avoué que les 20 milliards d’ariary qui sont sur leur compte [bancaire] sont destinés à réaliser le crime”, soutient la magistrate. Elle fait part de l’existence de “réunions destinées à la planification des opérations”. Elle indique également la saisie d’“argent et de diverses armes” découvertes pendant la perquisition des domiciles des prévenus.
Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la refondation de la République, avait dévoilé l’existence d’un plan visant à assassiner, lui et son épouse, lors de son déplacement en Guinée Equatoriale, le 26 mars. De son côté, le Colonel Patrick Rakotomamonjy parle d’un projet visant également à l’assassiner dans les vidéos qu’il partage sur les réseaux sociaux.
