Antananarivo, 14 Novembre, 7h30 – Des précisions. Le gouvernement écarte toute “vengeance politique” dans les enquêtes menées sur d’anciens responsables du régime Andry Rajoelina. Selon son porte-parole Ogascar Fenosoa Mandrindrarivony, ces interpellations et ces auditions s’inscrivent dans une démarche de lutte contre l’impunité.
A en croire le ministre de la Communication et de la culture, les enquêtes devraient permettre d’établir la vérité. Et si “aucune infraction n’est prouvée, les intéressés retrouveront leur situation normale”, souligne-t-il. Il rappelle, par ailleurs, que les enquêtées “ne sont pas condamnées et bénéficient de la présomption d’innocence, la justice étant seule habilitée à statuer”.
Le porte-parole rappelle également les instructions du Premier ministre au ministère de la Justice. Celui-ci avait mis en avant les appels de la population à “mettre fin aux privilèges et impunités des personnalités politiques et publiques”. Il avait alors invité le ministère de la Justice à appliquer la loi de manière égale à tous “sans distinction de rang ni de statut”.
Dans le cadre de l’affaire de prêt contracté en 2021 par la Société municipale de gestion digitale (SMGD) auprès de la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps), plusieurs responsables proches de l’ancien régime ainsi que les actuels administrateurs de la Cnaps ont été auditionnés jeudi par le pôle anti-corruption. L’épouse de l’ancien maire de la Capitale, Naina Andriantsitohaina, a également été gardée au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pendant plus de 72 heures.














