Antananarivo, 11 Octobre, 6h17 – « La grève ne s’arrêtera pas ». Du moins pas pour le moment, à en croire Alain Michel Randriamaro, président du syndicat des greffiers de Madagascar à l’issue d’une rencontre avec François Rakotozafy, ministre de la Justice lundi à Faravohitra. A défaut d’un arrêt de la grève, le président du SGM annonce un allègement de l’arrêt du travail. « Le ministère a fait de gros efforts pour essayer de trouver une solution à notre problème donc on va aussi voir comment alléger notre grève afin de ne pas être un poids pour le ministère mais aussi pour veiller aux citoyens qui ont besoin de nos services », déclare-t-il.
⭕La rencontre entre les hauts responsables du ministère de la Justice et le syndicat des greffiers a duré près de quatre heures lundi. Le syndicat parle de « discussions cordiales et fraternelles ». Tous les points de revendications ont été évoqués entre les deux parties, confie le président du syndicat. « Nous avons défini le chemin à suivre et nous constatons que nous pouvons y arriver », se réjouit-il.
⭕François Rakotozafy insiste de son côté sur l’aspect « essentiel » de la justice rappelant au passage « les droits et les obligations des fonctionnaires de l’Etat ». Le ministère insiste aussi sur la disposition de la loi concernant l’obligation aux grévistes à assurer le service minimum. Concernant les revendications, le garde des sceaux indique que certains « dépendent du ministère et d’autres ne dépendent pas du ministère, certains pourront être résolu rapidement tandis que d’autres doivent passer au niveau supérieur ».
⭕Le syndicat des greffiers de Madagascar ont entamé une grève illimité et sans service minimum le 6 Octobre dernier. Ces derniers exigent entre autres le reclassement ou le versement de leurs membres dans les corps des greffiers conformément à leurs diplômes comme l’indique la loi.
