Les audiences criminelles ont repris lundi au tribunal de Bangui après près de deux ans d’interruption, un retard attribué à des difficultés financières, ont indiqué les autorités judiciaires. Cette interruption a entraîné une accumulation de dossiers en attente de jugement et un allongement de la détention provisoire de nombreux accusés, ont fait savoir les autorités judiciaires lors d’une déclaration à la presse. Et pour lancer la reprise, une trentaine de dossiers seront examinés.
« Ce retard est principalement lié au contexte économique, qui n’a pas permis de mobiliser à temps les ressources nécessaires. Il ne s’agit pas d’un dysfonctionnement de la Cour d’appel », a expliqué à l’AFP Jean Vidal Damas, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.
Quelques jours plus tôt, le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene, a expliqué que cette session vise également à désengorger les prisons de Bangui qui subissent la surpopulation carcérale. La trentaine de dossiers examinés portent notamment sur des crimes de sang, des viols, des crimes économiques, dont des détournements de deniers publics, ainsi que des affaires de tentative d’atteinte à la sûreté de l’État.















