Antananarivo, 09 Décembre, 22h10 – Méditation. Yvon Randriazanakolona, connu sous son nom d’artiste Sareraka, lâche sa vérité. L’artiste déplore l’existence de ce qu’il qualifie de mauvaises pratiques exercées par l’entourage du chef de l’Etat dans les ministères lors de son passage à la barre dans le cadre du procès de l’affaire « Apollo 21 », à la Cour criminelle ordinaire, ce mercredi au palais de la Justice à Anosy. Il rapporte également d’autres exemples lors de la désignation des candidats aux législatives et aux communales.
Sareraka, chargé de mission à la Présidence, assure avoir eu l’intention d’alerter le chef de l’Etat de la situation. « Mais il y avait eu cette arrestation », regrette-t-il. Il avoue vouloir dénoncer ces pratiques des personnes qui gravitent autour du président de la République. Mais il se défend d’être de mèche avec Paul Rafanoharana dans le projet « Apollo 21 » même s’il confirme avoir eu des contacts avec le principal accusé. Il parle plutôt de contacts pour d’autres motifs. L’auteur du document a lui aussi affiché son souhait de se débarrasser de cadres « mafieux » autour du chef de l’Etat si l’on écoute les différents témoignages lors des trois premiers jours du procès.
Sareraka fait partie des 20 personnes accusées de tentative de coup d’État dans l’affaire « Apollo 21 ». Le chargé de mission à la Présidence, s’étonne de son accusation alors qu’un autre individu, en communication avec lui dans l’établissement d’une liste de ministrables, n’est pas inquiété. Cet épisode est considéré par les enquêteurs comme étant une hypothèse menant vers une convergence d’intentions avec Paul Rafanoharana, autour de la mise à l’écart de certains proches du chef de l’Etat.
Le procès va se poursuivre vendredi. Les éléments du Groupe de sécurité d’intervention spéciale (GSIS), dont son ancien commandant, sont déjà également passé devant la barre ce jeudi. Comme tous les autres accusés, ils nient tous en bloc les accusations contre eux.














