Antananarivo, 5 Octobre, 7h20 – Une ressource quasi-inexploitée. Le potentiel actuel de l’énergie éolienne offshore à Madagascar est estimé à 154 GW, dont 45 GW d’infrastructures fixes et 109 GW d’infrastructures flottantes. Les potentiels éoliens les plus élevés sont localisés dans la partie Nord du pays, autour d’Antsiranana, et dans la partie Sud, autour de Tolagnaro. Les vitesses de vent dans ces zones sont adaptées à la production électrique supérieure à 7 m/s à 50 m de haut, expose la Banque mondiale dans son résultat d’analyse environnemental sur Madagascar.
La Banque mondiale rappelle qu’une étude récente a également examiné six sources d’énergie renouvelable offshore. Cette étude a conclu que Madagascar a un potentiel élevé pour l’énergie des vagues et l’énergie éolienne, et un potentiel plus modéré pour les courants marins, la conversion de l’énergie thermique des océans (OTEC) et l’énergie photovoltaïque flottante (FVP).
Le secrétariat général du ministère de l’Economie et des finances (MEF) a d’ailleurs souligné dans le rapport final de l’étude sur l’Économie politique de la réforme du secteur de l’énergie, publiée en novembre 2022, que Madagascar dispose de ressources éoliennes considérables. Et le pays dispose de zones potentielles d’implantation de projets qui pourraient être viables économiquement.
Le rapport soutient que cette forme d’énergie reste compétitive pour le pompage et la production d’électricité surtout dans la zone Nord où la vitesse moyenne annuelle du vent est comprise entre 6 et 8 m/s à 50 m de hauteur. La vitesse moyenne annuelle à cette hauteur est entre 6 et 6,5 m/s pour la zone centre et la zone sud. Cette vitesse peut surpasser les 9m/s dans l’Extrême Sud, comme à Tolagnaro, à Tsihombe, à Itampolo, à Androka, ou encore à Vohimena.
Le parc du volet On Grid géré par la Jirama n’exploite pas de l’énergie éolienne, comme confirmé par les données livrées par le ministère de l’Energie au mois de septembre 2021. Pour ce qui est du volet Off-Grid dans les localités rurales supervisé par l’Agence de développement de l’électrification rurale (ADER), le secrétariat du MEF rapporte dans son rapport une puissance installée de 217 kW à partir de l’énergie éolienne.
L’Etat souligne dans ce document l’importance d’accroître le recours aux énergies renouvelables. L’hydroéléctricité est mise en avant, surtout que le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique estimé à 7800 MW, dont seulement moins de 3% est exploité. Cet aspect est également renforcé par la promotion de l’énergie solaire et de l’énergie éolienne. Ce rapport du MEF indique que le pays dispose d’un gisement remarquable en matière d’énergie solaire avec une estimation annuelle de près de 2800 heures d’ensoleillement, ainsi qu’un potentiel d’énergie évalué à 2000 MW.
