La Plateforme FFKM/Razanamahasoa invite les forces vives à une concertation ce vendredi à Tsimbazaza

Antananarivo, 9 novembre, 21h35 – Passer à une autre étape. La plateforme réunissant le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) et Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale appelle et invite les forces vives « qui sont prêtes à se donner la main pour la quête de la vérité et l’apaisement au sein de notre pays (…) pour participer à une concertation », dans une invitation. Les 13 candidats à la présidentielle sont également sollicités pour le rendez-vous.

 

La rencontre aura lieu à l’Assemblée nationale et est prévue ce vendredi. « Les propositions seront collectées et synthétisées et feront l’objet d’une déclaration à la fin de la réunion », précise la note.

 

L’invitation fait suite à la déclaration à l’issue des consultations lancées par la plateforme. Cette dernière estime que les conditions pour la tenue de la présidentielle du 16 novembre « ne sont pas réunies » et demande la « suspension du processus électoral » afin de « redéfinir le processus électoral selon les normes internationales ».

 

Dans la matinée, une soixantaine d’associations et d’organisations de la société civile revendiquent l’« annulation du scrutin du 16 novembre fixé par la Haute Cour constitutionnelle (HCC) ». Elles réclament également « la tenue d’un dialogue entre les 13 candidats et les forces vives ». En fin d’après-midi, ce sont les « Partenaires internationaux de Madagascar » qui exhortent les acteurs politiques « au dialogue pacifique » et au « sens de responsabilités » de tout un chacun.

 

Le Collectif de dix candidats à la présidentielle refuse de se lancer dans la propagande électorale et exige de nouvelles conditions pour la tenue du scrutin. Parallèlement, trois candidats poursuivent leur campagne. Richard Ravalomanana, chef d’Etat par intérim, avait souligné l’absence de crise à Madagascar et avait fait part sa position pour la tenue de la présidentielle à la date prévue lors de son accession à la présidence du Sénat. Le Premier ministre Christian Ntsay, avait également parlé de l’existence d’une velléité de fomenter une crise et avait insisté sur le respect du processus électoral en cours.