L’amélioration du taux de décaissement des projets discutée entre la Banque mondiale et les autorités malgaches

Antananarivo, 21 Novembre, 13h18 – Un point à débloquer. Les problématiques engendrant les retards de décaissement des fonds pour le financement de certains projets ont été parmi les sujets discutés entre le représentant de la Banque mondiale Atou Seck et l’équipe du ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) Tahina Razafindramalo, la semaine dernière. Les deux parties ont saisi cette occasion pour parler des initiatives que le Gouvernement malgache pourrait mettre en œuvre afin d’améliorer le taux de décaissement des projets, d’après le compte-rendu de cette rencontre.

Ce problème de décaissement est toujours soulevé par la Banque mondiale. Lors de la présentation de la note sur les perspectives économiques de Madagascar l’année dernière, l’ancienne représentante résidente de cette institution de Bretton Woods, Marie-Chantal Uwanyiiligira, avait expliqué que la situation est due à la lourdeur des procédures du gouvernement malgache. Elle avait souligné entre autres à l’époque la vingtaine d’étapes à franchir pour le décaissement d’un accord de don ou de crédit. Elle y avait ajouté le temps pris pour l’ouverture d’un compte bancaire du gouvernement.

Cette situation n’est cependant pas sans impact. Il avait été par exemple rapporté que sur un engagement total de 2,8 milliards de dollars de la Banque mondiale pour 23 projets nationaux, dans son Cadre de partenariat pays (CPF) 2017-2021 avec Madagascar, le solde non décaissé pour ces projets avait été de 1,93 milliard de dollars. Il s’agissait de financement de projets compris dans le programme du CFP jusqu’au mois de mai 2022.

Atou Seck a exprimé, lors de cette récente rencontre, l’importance de faire une note stratégique qui permettra à l’institution qu’il représente de montrer les avancements actuels des initiatives entreprises depuis ces dernières années, rapporte le ministère. Il s’est par ailleurs mis d’accord avec le ministre Tahina Razafindramalo d’accélérer la mise en œuvre des activités pour le Projet de gouvernance digitale et de gestion de l’identité Malagasy (Prodigy) ou le Projet de connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (DECIM).

Le Groupe de la Banque mondiale (GBM) et Madagascar sont liés par un Cadre de Partenariat Pays (CPF) pour la période 2023-2027, afin de soutenir les efforts de la Grande île en faveur d’une croissance inclusive et résiliente. Sa stratégie sera mise en œuvre par les organisations membres du GBM, qui comprennent la Banque mondiale, la Société financière internationale (SFI) qui se concentre sur le secteur privé dans les marchés émergents, et l’Agence multilatérale de garantie des investissements (Miga), qui offre une assurance contre le risque politique et des garanties de rehaussement de crédit.

Photo : MDNPT