Antananarivo, 11 Octobre, 7h15 – “Singam-bolo mandavo ny vositra”. Le commandement de la gendarmerie nationale pointe du doigt certains de ses éléments dont les actions ternissent l’image de l’institution. Évoquant les “nombreuses critiques qui circulent sur les réseaux sociaux à propos des excès commis par les gendarmes”, le commandant de la gendarmerie nationale, le général Jean Herbert Rakotomalala parle de quelques brebis galeuses contre lesquelles des mesures seront prises.
A en croire le commandant de la gendarmerie nationale, “des enquêtes ont déjà été ouvertes” sur ces comportements “afin de prendre des mesures contre les gendarmes fautifs”. “La gendarmerie nationale ne pratique pas le corporatisme”, poursuit-il dans une vidéo diffusée sur des chaînes de télévision privée vendredi soir. “Tous ceux qui ont commis des fautes feront l’objet de mesures particulières”, assure-t-il encore.
Dans la journée, le Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a indiqué avoir “reçu des informations préoccupantes faisant état de violences continues commises par la gendarmerie contre les manifestants, en particulier à Antananarivo”. Dans un communiqué, le Haut commissaire Volker Türk, a renouvelé son “appel aux forces de sécurité à s’abstenir de tout recours inutile à la force”.
A la mi-journée le Premier ministre, le général Fortunat Ruphin Zafisambo, qui s’est déplacé sur le Parvis de l’Hôtel de ville pour assister à un rassemblement des éléments déployés sur le terrain a déjà “condamné les excès et l’usage excessif de la force par les forces de sécurité”. Il dit s’être rendu sur place pour parler avec les éléments sur le terrain pour rétablir l’ordre. A l’entendre, ce type de descente vise à “rappeler aux forces de l’ordre leurs responsabilités et ce qu’elles doivent faire”, mais aussi à “remonter le moral des troupes” qui peuvent ressentir “de l’usure, de la fatigue et de la nervosité”.
Jeudi, parlant au nom de l’Etat-major mixte opérationnel (Emmo/Nat), le général Jean Herbert Rakotomalala a parlé de “mesures strictes” prises contre “les menaces multiformes et difficiles à identifier” pour expliquer la forte répression des manifestations de cette journée là. Il a notamment évoqué “des velléités de terroriser la population, des intimidations visant à semer des troubles, à provoquer des pillages, à inciter à un mouvement du type “aujourd’hui ou jamais” pour reproduire les événements du 25 septembre 2025”.
