Le député Fetra Ralambozafimbololona pris en « flagrant délit » selon la gendarmerie pour expliquer son interpellation

Antananarivo, 8 novembre, 18h15 – Les forces de l’ordre répondent aux parlementaires. « A notre connaissance, il y avait un flagrant délit », indique le Lieutenant-Colonel Tojomalala Raoilijon, commandant du groupement de la gendarmerie à Analamanga, mercredi en fin de journée à Fiadanana. Il explique ainsi l’interpellation du député Fetra Ralambozafimbololona, quelques heures plus tôt, au cours de la manifestation du Collectif des candidats à la présidentielle à Mahamasina.

«Vous avez été avertis qu’il ne fallait pas provoquer l’attroupement des gens », avance l’officier supérieur. Il s’adresse aux députés de l’opposition venus manifester leur solidarité envers le président du groupe parlementaire Tiako i Madagasikara (Tim) à l’Assemblée nationale, retenu à la Section de recherches criminelles de la gendarmerie.

La députée Eléonore Johasy rappelle à son interlocuteur que l’Assemblée nationale est en session. « Vous l’avez traité comme un malfaiteur », dénonce la parlementaire, faisant référence aux circonstances de l’interpellation de son pair.

Quelques heures plus tôt, Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, s’est exprimée sur l’interpellation. Elle avait évoqué l’existence d’une procédure pour permettre l’arrestation d’un parlementaire, avec, notamment, la nécessité d’une autorisation du président de la Chambre basse et celle du bureau permanent durant la session. Elle certifie également qu’elle n’était pas encore saisie du dossier au moment où elle parle.

Selon l’article 73 alinéa 3 de la Constitution, « aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ».