LE FMI recommande une réforme complète de la fiscalité pour le secteur du riz

Antananarivo, 4 Mars, 15h15 – Une mesure recommandée. Le Fonds monétaire international (FMI) avait avancé dans son Rapport-pays sur Madagascar qu’une réforme complète de la fiscalité du secteur du riz serait nécessaire. Cette disposition stimulerait la production du pays, expose cette institution de Bretton Woods dans ce document publié l’année dernière.

Le FMI soutient en premier lieu dans ce document que « la suppression graduelle des exonérations génératrices de distorsions sur les importations de riz pourrait stimuler la compétitivité de la production locale sur le marché intérieur et encourager l’investissement dans le secteur ». Il indique notamment que le riz importé est exonéré de droits de douane et que la dépense fiscale est estimée à 124 milliards d’ariary soit 0,2% du PIB en 2021.

Alors que les autorités malgaches comptent sur le riz importé pour stabiliser les prix dans un contexte d’offre intérieure insuffisante, le FMI estime que « les exonérations de droits de douane ne sont pas appropriées ni efficaces pour contrôler ou stabiliser le prix du riz ». Cette institution financière souligne, en passant, que l’importation d’autres riz blanc ou semi-complet, qui sont des produits peu transformés, représentait plus de 92 % des importations totales de riz en 2019, 2020 et 2021.

Le FMI expose également dans ce document que l’exonération de la TVA sur le riz représente près des trois quarts des dépenses fiscales de TVA totales et 4,7 fois la dépense fiscale sur le riz importé. Selon ce partenaire de la Grande île, « les petits producteurs ne seraient pas affectés par la suppression de l’exonération de TVA car ils se situent au-dessous du seuil d’assujettissement à la TVA ». Il ajoute que « les grandes coopératives peuvent déduire la TVA sur les intrants dans leurs déclarations fiscales ».

Par ailleurs, le FMI note dans ce document publié l’année dernière qu’au niveau sectoriel, les intrants agricoles sont largement exonérés de TVA. Les matériaux et matériels agricoles importés bénéficient eux aussi d’exonérations de TVA significatives, d’après toujours ce document.