Antananarivo, 25 mars, 17h25 – Réponse du berger à la bergère. Le parti présidentiel TGV-IRD contre-attaque après la déclaration de Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale samedi. « Elle [Christine Razanamahasoa] renie son parti et la population qui avait exprimé son choix (…) Le parti TGV-IRD déclare qu’il ne cèdera pas et prendra les décisions qui s’imposent » assure Jocelyne Maxime Rahelihanta, vice-présidente de l’Assemblée nationale et secrétaire national de la formation politique, entourée des élus pro-régime, à la presse, lundi au siège de la formation politique, à Ivandry. Elle ne précise pas la mesure à prendre dans l’annonce.
⭕Les dirigeants du TGV-IRD se relaient pour fustiger l’initiative et la déclaration de la présidente de la Chambre basse. Ils insistent sur le caractère « individuel » de la démarche de Christine Razanamahasoa. Celle-ci « s’apparente à un coup d’Etat », fustige Irmah Lucien Naharimamy, également vice-présidente de l’Assemblée nationale et secrétaire nationale du parti.
⭕« Madame Christine Razanamahasoa avait indiqué qu’il s’agit d’un problème de personne et non de structure. La réalité prouve que c’est elle, Madame Christine Razanamahasoa le problème, et qui suscite des problèmes », rétorque Lalao « Nina » Rahantanirina, accusant au passage la présidente de la Chambre basse de trahir son engagement envers son parti. Elle met en avant « le choix du peuple », en se référant à la réélection de Andry Rajoelina à la tête de l’Etat « malgré une incitation pour boycotter le scrutin » en novembre.
⭕Christine Razanamahasoa avait réitéré son analyse fondée sur un « problème d’homme et non pas de structure » concernant la situation à Madagascar lors d’un rassemblement avec des associations et partis samedi à Tsimbazaza. Elle affirme « avoir été dupée » lors du mouvement politique alors que l’objectif pour recouvrer la liberté « n’est pas encore atteint ».
⭕La passe d’armes entre Christine Razanamahasoa et le parti présidentiel avait déjà eu lieu en octobre 2023. Le second avait adopté la même posture qu’aujourd’hui après l’annonce de la présidente de l’Assemblée nationale de lancer une « médiation parlementaire », la veille de la présidentielle. Des formations politiques avaient demandé l’« arrêt du processus électoral », à l’issue d’une réunion sous l’égide de la présidente de la Chambre basse et le le Conseil chrétien des Eglises (FFKM). Une résolution rejetée en bloc par le gouvernement et les partis au pouvoir.
🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
