Derrière la page “Blague Faible de Toky”, il y a Tokiniaina Andrianandrianina. Quand certains créent et jouent des scketchs ou s’adonnent à la parodie, Toky, lui, produit des scènes de caméra cachée. Et souvent, il arrive à faire rire son public, même s’il reconnaît que “les Malgaches sont sévères sur les vidéos humoristiques, car soit vous êtes drôles, soit vous ne l’êtes pas”.
« Les réactions varient d’une personne à l’autre. En général, je commence par filmer, ensuite je sollicite aux personnes piégées leur consentement pour la diffusion de la vidéo sur notre page. », confie Tokiniaina Andrianandrianina, le réalisateur de “Blague Faible de Toky”.
Certains créent et jouent des sketchs, d’autres excellent dans la parodie. Tokiniaina Andrianandrianina a choisi quant à lui de produire des scènes de caméra cachée. Beaucoup le reconnaissent à travers ses publications sur Facebook, connues sous le nom générique de « Blague Faible de Toky ». Réaliser des mystifications filmées en public à l’insu des passants, c’est la passion de Toky. Avant d’en arriver là, Tokiniaina Andrianandrianina a déjà plongé dans le monde de l’audiovisuel.
« Pour faire court, j’étais un simple acteur dans une émission de caméra cachée appelée « Sangy sary », auparavant. A cette époque, je m’étais contenté juste de lire et d’exécuter des rôles en tant qu’acteur. Plus les années passent, plus l’idée de me voir réaliser moi-même mes caméras cachées a trotté dans ma tête. Et j’ai créé Blague Faible de Toky. », rapporte-t-il.
De là est née Blague Faible de Toky, une émission entièrement dédiée à la production de caméra cachée pour la télévision et l’internet.
Sur sa page Facebook, Toky compte jusqu’à plus de 147.000 followers. Un succès numérique que le jeune créateur doit à une forte identité audiovisuelle et à l’augmentation du nombre des utilisateurs des réseaux sociaux depuis la crise sanitaire de 2020.
Pour les prochaines années, Blague Faible de Toky possède déjà une ligne éditoriale précise et ce malgré la progression de la notoriété de la page qui risquerait de compromettre l’anonymat de l’acteur lors des tournages.
« La question se pose toujours sur comment va-t-on procéder au cas où un jour je serai vite identifié dans la rue, ne me permettant plus de tourner moi-même les caméras cachées, ce que ne je souhaiterais pas. Par contre, on commence déjà à faire appel à des complices dans certaines de nos vidéos. mais je serai toujours là. Et puis, depuis notre début, nous avons aussi forgé notre identité de manière à pouvoir éviter ce genre de situation. Je porte toujours un masque pendant le tournage et beaucoup me demandent l’intérêt de réaliser cela. En fait, on pousse les gens à ne reconnaître qu’une seule partie de mon visage. Et parfois même, des personnes piégées hésitent et n’arrivent pas à m’identifier totalement. J’en profite pour réaliser mes canulars à ce moment-là. », confie Tokiniaina Andrianandrianina.
« Les Malgaches sont vraiment sévères concernant les vidéos humoristiques : soit vous êtes drôle, soit vous ne l’êtes pas. Chez nous, on est vraiment très exigeant à l’endroit des créateurs de contenus. L’important est de réaliser des vidéos qui vous plaisent et dans lesquelles vous agissez naturellement. De là vient naturellement l’inspiration. », lance-t-il.
Quand on parle de caméra cachée, la question du consentement et celle de la limite à ne pas franchir pour ce genre de vidéo humoristique sont souvent mises sur la table. Comment créer des contenus drôles sans aller au-delà de la limite acceptée et acceptable ? Comment assurer l’approbation des piégés tout en assurant la qualité du rendu final ? Toky y a déjà pensé. « Effectivement, je reçois beaucoup de remarques sur les commentaires de mes vidéos. Et en gros, ils me demandent de dire aux personnes piégées de montrer les caméras après le tournage du canular parce qu’il se peut que les gens n’acceptent pas. Souvent je le fais mais pas tout le temps puisque je veux garder ma propre identité dans la production audiovisuelle. Par contre, je me révèle aux piégés à la fin [du tournage] et je leur apprends que tout ceci est dans le cadre d’une caméra cachée et je demande leur acceptation pour la publication ultérieure. Au contraire, ça crée plus d’enthousiasme auprès de ces personnes qui veulent se voir dans les vidéos publiées. Les réactions varient d’une personne à l’autre. D’une manière générale, je commence par filmer, ensuite je sollicite aux personnes piégées leur accord pour la diffusion de la vidéo sur notre page. », répond le jeune humoriste.
« Depuis le début, la seule limite que je me suis posé c’est de ne pas créer un contact physique avec la personne piégée puisque cela peut engendrer de la violence et des conséquences encore plus graves comme des plaintes ou l’évanouissement de la personne. Toutefois, dans le cas inverse, je l’accepte puisque c’est moi qui l’ai cherché. », conclut-t-il.
🔴 Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.
