Antananarivo, 17 Juillet, 8h15 – Tout régler cette année. Les autorités malgaches ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) de leur détermination à apurer les arriérés que l’Etat a accumulés envers les pétroliers en 2022. Ce passif s’élève à environ 1 089 milliards d’ariary, ont-elles communiqué à cette institution de Bretton Woods, dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).
Les dettes brutes cumulées de l’Etat envers les distributeurs de produits pétroliers, qui étaient générées par le non ajustement des prix à la pompe, s’élevaient à 960 milliards d’ariary à fin décembre 2022. A celles-ci s’ajoutaient 415 milliards d’ariary que l’Etat devait à ces pétroliers pour les réquisitions de carburants pour la Jirama. Mais ces compagnies devaient aussi de l’argent à l’Etat, dont des arriérés de Redevance pour l’entretien routier (RER) et de Redevance pour le développement du secteur (RDS) s’élevant à 287 milliards d’ariary. C’est en déduisant ces redevances de la somme des dettes brutes cumulées et du solde cumulé des réquisitions que sont obtenus le montant de 1 089 milliards d’ariary de passif que l’Etat devait payer aux pétroliers.
L’Etat a commencé à s’acquitter de ce qu’il doit depuis le mois de décembre 2022. Sur les 960 milliards d’ariary de dettes liées à la subvention implicite des carburants avec le maintien des prix, le gouvernement avait effectué un transfert de 167 milliards d’ariary pour les pétroliers à la fin du mois de mars 2023. Celui-ci avait été suivi d’un autre transfert de 735 milliards d’ariary vers la moitié du mois de mai. Avec les nouveaux passifs pour les opérations du premier semestre 2023, Il devrait rester 112 milliards d’ariary de dettes brutes envers ces distributeurs vers la fin du mois de juin, selon les projections dans le rapport sur la quatrième revue de la FEC.
Pour le règlement des 415 milliards d’ariary pour les réquisitions de la Jirama, un paiement de 150 milliards d’ariary avait été effectué par le gouvernement au mois de décembre 2022. Se sont ensuite des paiements de 315 milliards d’ariary à mi-mai 2023. Avec les nouvelles réquisitions entreprises durant le premier semestre de cette année, le solde cumulé pour ces opérations devrait être de 258 milliards d’ariary.
Ainsi, vers la fin du mois de juin de cette année, le montant des dettes liées au maintien des prix à la pompe et celles pour les réquisitions de la Jirama s’élèvent à 370 milliards d’ariary. Une dette que l’Etat doit donc encore aux pétroliers.
Les compagnies, de leur côté, ont également procédé à l’apurement de leurs arriérés de taxes sur l’importation des produits pétroliers pour 2021 et 2022. Vers la fin de l’année dernière, ces taxes impayées s’élevaient à 1 193 milliards d’ariary. Les pétroliers avaient alors réglé 231 milliards d’ariary à la fin du mois de mars 2023, 962 milliards d’ariary en mi-mai et 235 milliards d’ariary vers la fin du mois de juin. Les pétroliers ont ainsi tout réglé. Et la reprise des paiements ponctuels des taxes douanières pétrolières par les distributeurs de carburant depuis mai fourniront des liquidités au Trésor et aideront à atteindre les objectifs révisés en matière de recettes, exposent les autorités au FMI.
Toutefois, les arriérés envers le Fonds d’entretien routier (RER) et le ministère de l’Energie (RDS) n’ont pas encore été réglés. Ces redevances non versées s’élèvent à 350 milliards d’ariary à la fin du mois de juin de cette année. C’est donc le montant de ce que les pétroliers doivent encore à l’Etat.
