LOI DE FINANCES 2026 – Les grandes orientations en matière d’incitations fiscales au centre du dialogue public-privé

Antananarivo, 23 Juillet, 8h30 – Un élément clé. Les discussions autour des grandes orientations à prendre conjointement par les autorités publiques et le secteur privé en matière d’incitations fiscales constituaient une étape majeure du processus d’élaboration de la Loi des finances initiale (LFI) 2026. Et c’est un des grands sujets abordés par les parties prenantes lors du dialogue public-privé sur ce document budgétaire, lundi.

Comme indiqué par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la liste des incitations fiscales contenues dans la LFI 2026 avait déjà été soumise aux groupements du secteur privé au mois de mars de cette année. La ministre Rindra Rabarinirinarison avait d’ailleurs avancé une nouvelle approche. Elle avait notamment expliqué, au mois d’avril, que si c’était l’Etat qui décidait des exonérations à supprimer dans la loi des Finances de 2025, la démarche est tout autre pour l’exercice 2026.

C’est la liste de ces allègements qui seront envoyés aux groupements du secteur privé, et c’est aux opérateurs de se convenir sur ceux qui peuvent être supprimés, avait-elle avancé. C’est une démarche entreprise par rapport aux engagements des autorités malgaches de réduire les dépenses fiscales de 280 milliards d’ariary par an dans chaque loi de finances. Elles s’y sont convenues avec le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

Cette récente concertation vise par ailleurs à “renforcer une gouvernance ouverte et inclusive, en assurant la participation active des acteurs économiques dans le processus de préparation du PLFI 2026”, soutient de son côté l’Economic development board of Madagascar (EDBM). Son objectif était également de recueillir les contributions concrètes des groupements privés, notamment sur les mesures fiscales et les orientations budgétaires susceptibles de stimuler l’investissement et l’activité économique, ajoute cette agence de promotion des investissements du pays.

Cette réunion de lundi est qualifiée d’“ultime” par le ministère. Elle a permis de recueillir et d’analyser de manière progressive l’ensemble des mesures et propositions liées à l’environnement des affaires. Ce sont ces propositions qui seront ensuite transmises au Conseil des ministres, en vue d’une éventuelle intégration dans le projet de loi, indique ce département.