LOI DES FINANCES RECTIFICATIVE – Les allocations dédiées à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement réduites à 11% du budget général

Le budget vert recule de quatre points face aux impératifs économiques et post-cycloniques. Les allocations dédiées à la lutte contre le changement climatique et à la protection de l’environnement sont prévues passer de 15% du budget général de l’Etat dans la loi de finances initiale (LFI) à 11% dans la loi de finances rectificative (LFR) 2026.

Dans son arbitrage budgétaire, l’Etat décide de donner priorité aux routes et les investissements prévus dans la LFR privilégient désormais le réseau routier. Cette décision rompt avec les ambitions de la LFI qui destinait 13,67 % de ses grands projets de 2026 à l’atténuation climatique, notamment par le biais d’innovations dans l’énergie verte afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Malgré cette baisse, l’Etat note que “le niveau d’engagement demeure supérieur à la moyenne observée dans d’autres pays africains”.

Pour faire face aux crises actuelles, l’État augmente son budget global afin de financer plusieurs urgences absolues. Les priorités vont au sauvetage financier de la Jirama, à l’aide sociale, à la relance économique, ainsi qu’à la reconstruction après les dégâts causés par les cyclones Fytia et Gezani.

Et puisque ces dépenses urgentes ne rentrent pas dans les critères écologiques, elles ont absorbé une grande partie de l’argent disponible. Par conséquent, même si le budget total augmente, la part réservée à la protection de l’environnement se retrouve mathématiquement réduite par rapport aux prévisions initiales.