Antananarivo, 10 Février, 12h33 – Les trois étudiants qui ont été interpellés par la gendarmerie au cours d’une manifestation sur le campus de l’Université d’Antsiranana sont placés en détention préventive. Un autre étudiant, qui a été entendu mardi par les forces de l’ordre, a également fait l’objet d’un mandat de dépôt. Il se trouve actuellement avec ses pairs à la Maison centrale d’Antsiranana. Une source auprès de la gendarmerie nationale indique que les étudiants sont accusés d’avoir incité leurs pairs à la perturbation.
Lundi, des étudiants avaient annoncé la tenue d’une assemblée générale. Ils ont également évoqué une manifestation pour revendiquer la libération de leurs camarades placés en détention préventive, le paiement de leurs bourses d’études, le rétablissement à la normale de l’approvisionnement en eau, mais aussi le retrait des forces de l’ordre du campus universitaire.
Des sources auprès des forces de l’ordre ont indiqué que ces étudiants réunis sur le campus avaient perturbé les cours qui se sont déroulés au moment de leur assemblée générale avec leur matériel de sonorisation. Ce qui avait conduit les forces de l’ordre à interpeller certains meneurs du mouvement et à se saisir également du matériel de sonorisation. « Des étudiants sont en pleine période d’examen, il faut éviter toute perturbation », confie un responsable local de la gendarmerie.
Une source auprès de la région a également fait part de l’agressivité de certains manifestants envers les forces de l’ordre. Les étudiants manifestants, de leur côté, assurent que les meneurs de leur mouvement avaient été interpellés alors qu’ils avaient « à peine commencé à se rassembler ». Certains affirment même qu’ils auraient été arrêtés pour avoir pris une photo.
Avec ces quatre nouvelles détentions, neuf personnes issues de l’Université d’Antsiranana se trouvent ce mercredi en détention préventive. Il s’agit, selon une source auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) de huit étudiants et d’un agent du Centre régional des œuvres universitaires (Crou).