MANIFESTATIONS – La gendarmerie évoque l’utilisation de lance-pierre par les manifestants pour expliquer le tir mortel de l’un des siens sur un étudiant à Toamasina
Antananarivo, 24 Février, 14h15 – La gendarmerie s’en tient à sa version relative à la légitime défense pour expliquer l’usage d’arme à feu par l’un des siens. Ce mercredi, le Général Njatoarisoa Andrianjanaka, commandant de la Gendarmerie nationale, indique que si le gendarme a dû tirer, c’est parce que des lance-pierres avaient été utilisés par les manifestants ce jour-là.
Dans son communiqué en date du 20 Février, le gouvernement a évoqué un tir de sommation effectué par un gendarme qui avait été « retenu » par les manifestants. Au cours de son émission « Tsy ho tompon-trano mihono », la ministre de la Communication et de la culture, Lalatiana Andriatongarivo a indiqué qu’un gendarme et un policier avaient été encerclés par les étudiants. Mais si le policier a pu être extirpé, le gendarme n’a pu l’être et a dû tirer.
La version des gendarmes et celle reste néanmoins une piste. Selon le commandant de la gendarmerie nationale, « les enquêtes sont encore en cours ». Il souligne que « c’est la Justice qui va dire ce qu’il s’est passé ce jour-là ». Cette semaine, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Toamasina a annoncé l’ouverture d’une enquête à son niveau sur ce sujet.
Du côté du gouvernement, il est surtout question d’enquêter sur les causes du retard du paiement des bourses d’études qui avait conduit à la manifestation du 18 Février, et donc au décès de l’étudiant. La présidence de l’Université de Toamasina, pour se défendre, insiste plutôt sur le fait que si les étudiants ont manifesté, ce n’est pas tant à cause du retard, mais plutôt pour revendiquer le paiement de quatre mois et non d’un mois de bourses d’études.