Antananarivo, 10 Octobre, 7h00 – Les forces de sécurité reconnaissent une répression particulièrement stricte des manifestations organisées à Antananarivo, jeudi. Le général Jean Herbert Rakotomalala, commandant de la Gendarmerie nationale parle de “mesures strictes” justifiées par la présence de menaces “multiformes et difficiles à identifier, mêlant revendications sociales, troubles à l’ordre public, pillages et même violences meurtrières”.
⭕A en croire le haut responsable de la Gendarmerie nationale, il y a eu, dans la Capitale “des velléités de terroriser la population, des intimidations visant à semer des troubles, à provoquer des pillages, à inciter à un mouvement du type “aujourd’hui ou jamais” pour reproduire les événements du 25 septembre 2025”. C’est pour faire “face à tout cela” que “les forces de l’ordre, à travers l’Emmo Nat (Etat-major mixte national), sont restées mobilisées pour rétablir l’ordre”. “Des sources particulières font état de provocations et d’incitations à la violence sur les réseaux sociaux”, rapporte-t-il dans une déclaration vidéo postée par la chaîne de télévision publique.
⭕Il affirme également que les forces de sécurité auraient reçu des “renseignements selon lesquels un ou plusieurs manifestants devaient être sacrifiés afin de faire accuser les forces de l’ordre”. Et à l’entendre, c’est l’une des raisons pour lesquelles les forces de l’ordre auraient procédé à “l’extraction” de Mikolo, un jeune manifestant assidu très connu des réseaux sociaux, parmi les manifestants. “Pour préserver sa vie, nous avons décidé de le retirer des manifestants”, explique-t-il.
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