Antananarivo, 18 Décembre, 11h30 – L’économie dans une trappe à précarité. 90 % de la population malgache évolue dans le secteur informel et 80 % des emplois sont précaires. C’est ce qu’a révélé l’analyse du marché de travail à Madagascar, rapportée par le ministre de l’Économie et des finances, Herinjatovo Ramiarison en marge du lancement du septième Rapport national sur le développement humain (RNDH), mardi.
Ces emplois précaires s’apparentent notamment à des activités de pure subsistance qui ne permettent pas de garantir un niveau de vie décent. Et c’est une situation qui met en lumière un contraste saisissant avec une minorité détenant une part importante de la richesse nationale, expose ce membre du Gouvernement.
Le ministre Herinjatovo Ramiarison explique alors qu’il s’agit d’une conséquence de l’absence de politiques publiques incitatives visant à orienter l’économie vers la création d’emplois décents et productifs. Et ce, en insistant que le manque de soutien à l’appareil productif freine l’émergence de telles opportunités.
L’État entend en tout cas se rattraper. “Il est désormais impératif d’opérer un changement de paradigme en plaçant la création d’emplois au cœur de nos priorités”, lance le ministre en charge de l’Économie et des finances. Le Gouvernement de la “Refondation” s’engage à impulser une dynamique de relance économique axée sur la promotion et la pérennisation d’emplois décents et productifs, avance-t-il.
La “Refondation” nationale s’articule autour de six axes prioritaires, traduits dans la programmation budgétaire pour 2026. Parmi ces axes, il y a la création d’emplois et appui à l’entrepreneuriat. Ils visent à soutenir la création d’emplois, notamment pour les jeunes, en favorisant l’émergence d’entreprises locales et en facilitant l’accès aux marchés. Le Gouvernement s’engage alors à accompagner les initiatives économiques et à appuyer les acteurs souhaitant créer ou développer leurs activités productives.