À l’aube de ses 20 ans, Mathias M’Madi se trouve déjà sur le chemin de réaliser son rêve le plus cher : intégrer la NBA. Dans une confidence rare, il partage les contours de son aventure actuelle, son parcours exceptionnel, et éclaire ses fans sur son absence remarquée lors des pré-qualifications de l’AfroBasket 2025 avec l’équipe nationale malgache, les Ankoay seniors.
« Bonjour, je m’appelle Mathias M’Madi, je joue actuellement à Seaworth County Community College en JuCo (Junior College) aux Etats-Unis et j’ai joué le U18 AfroBasket et le U19 en Coupe du Monde avec l’équipe de Madagascar. Alors, je me porte bien et j’ai réussi à être recruté ici aux États-Unis grâce à mes performances à la Coupe du monde que j’ai réussie avec l’équipe des Ankoay de Madagascar. J’ai été appelé pour la sélection seniors en début d’année. À cause de mon visa et je revenais juste de blessures. Ça a été compliqué pour l’école et les coachs de dire oui. Parce qu’ils voulaient me garder en fait, c’est-à-dire me garder en bonne forme. », déclare Mathias M’Madi, meneur des Saints du Seward County.
En septembre, le prodige malgache a passé un tournant décisif en rejoignant le Community college de Seward County, au cœur de l’État du Nebraska.
Ce passage du Chalon Basketball en France aux Saints du Seward County n’a pas seulement changé son environnement, mais également son quotidien.
Engagé dans le compétitif tournoi de Junior College Basketball, M’Madi et son équipe se mesurent à douze autres équipes, sillonnant un parcours difficile marqué par 7 victoires et 19 défaites.
Pourtant, malgré ces obstacles et une position avant-dernière au classement, l’espoir de participer aux playoffs reste intact.
« Sur le plan collectif, on n’a pas forcément les résultats attendus et voulus mais là on va commencer les playoffs, ce qui compte beaucoup pour nous, parce que si on perd un match, on est out. Du coup, on va essayer d’aller le plus loin possible et personnellement, je me suis bien intégré. J’ai suivi le flow et ça a été facile de m’adapter. Personnellement, mes performances et mes statistiques, je suis fier de moi et je peux encore faire mieux. Je vais tout entreprendre pour faire mieux.
Ici, les fréquences de matchs sont assez rapides, Moi, je joue deux à trois matchs par semaine, Après, ça dépend aussi du comportement en-dehors du basketball, c’est-à-dire hygiène de vie, de ce qu’on mange, des heures du sommeil, et d’aller au kiné quand on en a besoin. Oui, j’ai des belles performances, des hauts et des bas à cause de mes blessures. Je suis en train d’essayer de progresser sur mon shoot. Comme ça, c’est difficile pour les autres équipes de me scouter en tant que driver et shooter en même temps. », confie le meneur des Saints du Seward County.
Mais les ambition de Mathias M’Madi ne s’arrêtent pas là. Le jeune basketteur vise un avenir prometteur aux États-Unis tout en aspirant à briller avec les Ankoay.
S’inspirant des joueurs confirmés, il envisage de calquer sa trajectoire sur celles de certains joueurs de faible constitution de la NBA, marquant ainsi sa volonté de laisser une empreinte indélébile dans le monde du sport.
Oui, pour un meneur, je suis assez grand. Je mesure 1m94. J’ai une bonne vision de jeu et après… Dans deux ans, moi, je me vois en NBA. Je pense copier une carrière analogue à celle de MarJon Beauchamp (Joueur des Bucks de Milwaulkee), un joueur qui s’est réalisé de la Junior College jusqu’en NBA et qui a joué pour la G-League, pendant son année de transition. Sinon, celle de Ja Morant, qui lui n’a pas fréquenté une grande université alors que finalement, il a pu performer et a terminé deuxième., conclut-il.
