MENACE D’EBOULEMENT – Descente de contrôle d’une équipe de la CUA à Ampasamadinika ce mardi après les fortes pluies de lundi

Antananarivo, 22 Décembre, 15h42 – Quels dégâts les fortes pluies tombées lundi dans la capitale ont-elles laissé à Ampasamadinika, là où une menace d’un glissement de terrain plane sur les habitants ? « Quelques érosions », confie l’un des responsables ayant fait partie de l’équipe que la Commune urbaine d’Antananarivo a dépêchée dans le quartier ce mardi matin.
Ils sont quelques responsables des directions de l’urbanisme et des travaux publics ainsi que des sapeurs-pompiers à avoir effectué une descente sur place mardi afin de constater les éventuels dégâts et d’évaluer les risques sur les habitants. Mais ils sont aussi venus sur place afin de contrôler l’avancement des travaux de réparation que le propriétaire de terrain à l’origine des travaux ayant conduit au premier glissement de terrain est en train d’effectuer.
Lundi, alors que les pluies sont tombées à verse sur la capitale et ses environs, les habitants du quartier d’Ampasamadinika, notamment ceux qui vivent au bord de la ruelle surplombant le ravin qui menace de s’effondrer, ont à nouveau lancé un alerte. Ils ont multiplié les appels depuis que la propriétaire d’un terrain situé en contrebas a construit le mur de soutènement responsable du premier éboulement.
La propriétaire avait été enjointe par la commune à réparer les dégâts que ses travaux ont causés et fait actuellement l’objet d’une procédure judiciaire. Mais « elle n’est pas très coopérative », confie un responsable au sein de la CUA. « Elle n’a démarré les travaux de réparation qu’après y avoir été obligée », confie-t-il. Et encore, ces travaux avancent-ils à peine.
La dernière inspection de contrôle réalisée avant mardi a montré que « seuls 10% des travaux ont été effectués », regrette notre source. A l’entendre, la Commune effectue une descente de contrôle régulière sur place pour inspecter l’avancée des travaux. Une éventuelle évacuation de certains habitants est évoquée si la situation ne s’améliore pas dans les prochains jours et semaines. D’autres riverains ont déjà été invités à quitter les lieux à la suite du premier éboulement.