Antananarivo, 28 Juillet, 8h25 – Il est sans doute trop tôt pour savoir si la nouvelle organisation de la circulation autour d’Antanimena et ses environs sera une solution aux embouteillages ou pas dans cette partie de la Capitale. En tout cas, ceux qui s’attendaient à voir une circulation fluide du côté du rond-point d’Antanimena ce mercredi matin se sont trompés.
Vers 7h00, les véhicules, et notamment les taxi-be, qui venaient d’Ankadifotsy ou de Behoririka pour rejoindre l’axe Ankazomanga ne pouvaient pas encore prendre la rue Révérend Père Muthyion, celle qui passe par la librairie catholique (NDLR : cette voie a ensuite été ouverte). Ils devaient donc tous passer par le rond-point de la Place Henri Fraise pour rejoindre le Boulevard de l’Europe. Mais au niveau de ce rond-point, ils devaient parfois céder le passage aux véhicules qui allaient vers l’axe Ambodivona ou qui devaient aller vers Ankadifotsy pour éviter de bloquer la rue en provenance d’Ankorondrano. Ce qui créait une assez longue file de voitures attendant plus ou moins impatiemment que le policier siffle en leur faveur.
Au niveau du rond-point d’Antanimena, trois, voire quatre files de véhicules, en provenance d’Ankadifotsy, venant de la rue Rainizanabololona et venant de la rue Révérend Père Radley côté Villa Vanille, devaient donc joindre les deux voies de la rue Ravoninahitrniarivo qui mène à Ankorondrano. Ce qui a dû créer quelques bouchons, qui ne sont sans doute pas pires que lorsque les véhicules venant d’Ankadifotsy devaient se frayer une voie pour rejoindre la rue Révérend Père Muthyion ou pour faire le tour du rond-point et aller vers la rue Rainizanabololona, celle que longe la Villa Pradon.
Malgré la suppression de l’arrêt de bus au niveau de la pharmacie Ralison, un embouteillage s’est ainsi formé à l’entrée de la rue Ravoninahitriniarivo à 7h00 du matin. Ce qui donnait l’occasion aux taxi-be de faire monter quand même quelques passagers en dehors des arrêts réglementaires, du côté de Jesosy Mamonjy, entre autres. L’attente n’était certes pas longue mais pour ceux qui s’attendaient à une circulation fluide, « il faudrait revenir à l’ancienne organisation, cela ne marchera pas », comme le murmurait le chauffeur du taxi. Pour un mercredi, jour de marché à Andravoahangy, il faut dire que cela roulait quand même pas mal. Croyez-en une habituée. Mais il était aussi 7h00 et la plupart des élèves sont déjà partis en vacances.