Antananarivo, 9 Février, 8h56 – Assurer les rentrées de devises pour sauver l’ariary. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) se fixe comme objectif un taux de rapatriement de devises à 86% dans les 100 premiers jours du deuxième mandat d’Andry Rajoelina. Le défi est important face au faible taux de rapatriement actuel qui est une des raisons de la dépréciation de la monnaie nationale, expose le compte-rendu du Conseil des ministres mercredi.
Le ministère en charge des Finances s’est aussi fixé un objectif de taux de cessions de devises sur le Marché interbancaire de devises à 76%. C’est pourquoi ce département va porter une attention particulière sur le contrôle des changes via le suivi de l’importation de marchandises en provenance de l’extérieur et la remise des devises sur le MID pour les entreprises concernées.
Selon le code des changes, tout exportateur de marchandises et tout prestataire de services régis par le droit commun doit céder 70% de ses recettes d’exportation sur le marché des changes dès rapatriement, sans excéder le délai de 30 jours. A l’expiration de ce délai, si l’exportateur n’a pas émis un ordre de cession, ou dans le cas d’un ordre à cours limite, si le cours proposé n’est pas atteint, les banques primaires locales ont l’obligation de céder les devises le jour ouvrable qui suit, au cours au mieux.
