Antananarivo, 21 Décembre, 15h00 – “Il y a des personnes qui ne devraient pas être là”. Le collectif Gen Z Madagasikara ne cache pas sa déception et ses inquiétudes face à l’évolution du processus politique de ces dernières semaines. Il regrette, entre autres, que des personnes poursuivant des pratiques du passé se trouvent dans l’entourage des nouvelles autorités du pays. Des personnes qui, selon Miharisoa Rakotondravelo, l’un des porte-parole du mouvement, “ne devraient pas avoir la chance de conseiller” les dirigeants actuels.
Pour le jeune membre du mouvement, les critiques ne visent pas les individus en tant que tels, mais plutôt les pratiques qu’ils incarnent. “Ce n’est pas que nous excluons des personnes, nous excluons des pratiques”, précise-t-il à la presse en marge de l’assemblée citoyenne organisée par le collectif samedi. Il estime que ces méthodes ne servent ni l’intérêt commun ni la stabilité du pays. D’où la déception, la méfiance et les inquiétudes exprimées par les membres du mouvement qui parlent d’une “confiscation” de leur “lutte”.
Le Collectif Gen Z Madagasikara souligne toutefois son engagement sur le terrain. Selon ses membres, des actions, des ateliers et des structures sont en cours de mise en place afin de renforcer l’éducation civique, politique et culturelle de la population. Ces initiatives visent, selon eux, à combler un fossé grandissant entre dirigeants et citoyens, perçu comme l’un des principaux facteurs de la crise de confiance actuelle.
L’Assemblée citoyenne de samedi avait pour objectif de dresser un bilan des trois premiers mois du mouvement, de clarifier son organisation interne et de réaffirmer son positionnement face au processus de refondation. Les discussions ont permis de rappeler les valeurs fondatrices du mouvement, axées sur la justice sociale, la dignité et la participation citoyenne, tout en posant des “lignes rouges” contre toute tentative de récupération politique.
Les ateliers participatifs organisés au cours de la journée ont fait émerger de fortes préoccupations concernant la situation politique actuelle et le rôle que la jeunesse souhaite jouer dans le suivi et l’alerte citoyenne. Les contributions recueillies doivent nourrir les prochaines étapes du mouvement.













