Ajournement. Le gouvernement suisse annonce que les négociations prévues vendredi en Suisse entre l’Iran et les États-Unis en vue d’un accord devant mettre fin au conflit au Moyen-Orient sont reportées sine die. Les travaux de préparation se poursuivent cependant, précise le ministère suisse des Affaires étrangères quelques heures après l’annonce de l’annulation du départ du vice-président américain JD Vance pour l’Europe.
« Les discussions prévues entre les États-Unis, l’Iran, le Qatar et le Pakistan ont été reportées. La Suisse reste disposée à faciliter ces discussions. Les travaux préparatoires correspondants se poursuivent », indique le ministère suisse des Affaires étrangères dans un message transmis à l’AFP. Celui-ci ne donne pas de précision sur une prochaine date pour ces pourparlers qui font suite à la signature de l’accord-cadre pour mettre un terme au conflit déclenché le 28 février par les Etats-Unis et Israël.
Programme nucléaire
Ces négociations, d’une durée reconductible de 60 jours, devaient être centrées sur le programme nucléaire iranien. Elles devaient démarrer à l’occasion d’une cérémonie vendredi dans un hôtel de luxe du Bürgenstock, une montagne surplombant le lac de Lucerne. Mais JD Vance, qui devait y représenter son pays, a reporté sa venue, de même que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été décisive.
« Les plans pour les discussions techniques à venir n’ont pas été finalisés, et la délégation américaine s’est préparée à partir à la première opportunité. Mais la logistique pour ces négociations n’a jamais été simple ni prévisible. Pour le moment, le vice-président ne partira pas ce soir », a annoncé jeudi la Maison Blanche.
Réserves
Le protocole d’accord a été signé électroniquement et à distance mercredi par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump. Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei a déclaré jeudi dans un message écrit l’avoir approuvé malgré des réserves. « Il est évident que les négociations en face-à-face qui se tiendront à l’avenir ne présagent pas de l’acceptation du point de vue de l’ennemi », a-t-il souligné.
