MUNICIPALITE – Le certificat d’occupation d’une place dans un marché communal devient pérenne, un marchand peut détenir jusqu’à dix stands qui deviennent cessibles
Antananarivo, 9 Octobre, 12h27 – Un nouveau statut pour les marchés communaux et pour les marchands dans la capitale. Le nouveau texte qui va les régir a été présenté aux marchands vendredi au gymnase de Mahamasina au cours d’une assemblée générale dirigée par le maire. Celui-ci apporte des modifications notables à l’ancien statut, et selon le la Commune urbaine d’Antananarivo « simplifie » les dispositions réglementaires.
L’un des plus grands changements concerne la durée de validité du certificat d’occupation d’une place dans un marché de la capitale. « Le marchand n’a plus besoin de renouveler son certificat d’occupation tous les ans », explique le maire Naina Andriantsitohaina. « La carte digitalisée du marchand suffit et celle-ci n’a pas de délai d’expiration », poursuit-il. « La carte numérique n’a pas besoin d’être renouvelée », renchérit la CUA dans son document de présentation de l’arrêté municipal.
Comme la carte numérique n’a pas de date d’expiration ni de durée de validité, elle peut être transférée à une autre personne, « que ce soit par la vente ou par la succession », précise le maire. « La cession d’une place dans un marché entre commerçants est désormais tout à fait libre », indique la CUA. Par ailleurs, un commerçant peut détenir jusqu’à dix stands si auparavant il n’avait droit qu’à un stand.
Toutes ces nouvelles mesures doivent néanmoins « respecter certaines règles, notamment dans l’organisation des marchés et dans le paiement des taxes », insiste le maire. Pour la commune, les marchands doivent ainsi se regrouper au sein des associations et doivent se rappeler que les terrains où sont implantés les marchés ainsi que les stands et les places sont des propriétés de la commune. L’objectif, rappelle la CUA, est d’avoir des « marchés propres, assainis, ordonnés et bien gérés ».
Selon Naina Andriantsitohaina, le nouveau texte a été élaboré après de longues discussions avec les marchands. Cela a pu se faire grâce au respect et à la confiance mutuels entre les marchands et la Commune, poursuit-il. Il dit espérer « que les efforts communs se poursuivent pour une meilleur gestion des marchés, une meilleure organisation de la ville et dans l’intérêt général ».