Antananarivo, 12 Mai, 5h40 – Le public la connaissait comme la chanteuse qui accompagnait Samoela depuis 1998 et pendant près de 20 ans. Elle avait aussi chanté avec Silo, son beau-frère, et avait travaillé avec de nombreux autres artistes. Mais Fali Andriamihamisoa était bien plus qu’une interprète ou une choriste.
« Artiste, chanteuse, interprète, compositrice », se définissait-elle. Elle faisait aussi partie du collectif de rappeurs, Dio XVI, lire Diosezy, et avait son propre groupe qu’elle a sobrement appelé de son prénom, Fali. Sa carrière en solo avait à peine commencé que l’artiste doit pourtant tirer sa révérence. Se battant contre la maladie depuis plusieurs semaines, elle a fini par succomber.
« Ride in peace », lui rendent aussi hommage ses « frères du guidon », comme elle aimait appeler ses amis du monde de la moto. Passionnée des deux roues, Fali Andriamihamisoa avait aussi à son actif l’organisation d’un certain nombre de courses ou randonnées à moto.
Ambohimalaza time attack 1.0 (Ata) qui s’est tenue en Novembre 2020 a sans doute été l’une des dernières courses qu’elle aura organisées jusqu’au bout. Avec son entreprise, X’Inov créateur d’impact, elle avait plusieurs autres projets sur le feu en 2021. Le contexte sanitaire du pays et son état de santé ne lui ont pas permis d’accompagner ses collaborateurs dans leur organisation.
Artiste, cette mère de quatre enfants était également motarde, chef d’entreprise et créatrice d’événement. « Je suis polyvalente et fière de l’être », se définissait également cette ancienne animatrice et directrice de radio. C’était « une warrior, une guerrière », disaient également d’elle ses proches et amis. La maladie a fini par l’emporter, mais Fali Andriamihamisoa est partie en se battant jusqu’au bout. Elle avait 41 ans. « Gone too soon ».