INDUSTRIE – Madagascar prend son temps avant d’intégrer l’accord de libre-échange africain

Antananarivo, 20 Novembre, 14h42 – La Grande île se met en conditions afin de pouvoir tirer le maximum d’avantages de l’accord de libre-échange africain. La pleine participation à la zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf) est encore au stade des préparations, indique Lantosoa Rakotomalala, ministre de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat. Celle-ci a présidé la célébration de « la journée de l’industrialisation en Afrique » à Anosy ce vendredi en présence des représentants de l’Union africaine (UA) et de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (Onudi). Madagascar a signé son adhésion au sein de la Zlecaf en 2018, mais le gouvernement se donne du temps avant de soumettre le traité à l’aval du Parlement pour la ratification.

« Afin de pouvoir nous lancer dans un marché de plus d’un milliard de personnes, nous devons encore renforcer toutes les chaînes de valeurs de notre industrie, allant de l’agriculture, la transformation et la commercialisation », explique Lantosoa Rakotomalala. « Madagascar doit aussi analyser ce que pourra apporter son inclusion dans cette zone afin que cela ne pénalise pas l’économie nationale », poursuit-elle. Elle estime que le danger réside surtout dans l’afflux incontrôlé des marchandises étrangères qui risque d’inonder un peu plus le marché local comme ce qui se passe actuellement.