SOCIAL – La Fédération des associations des aveugles de Madagascar appellent à une facilitation de l’accès à la canne blanche et à une meilleure inclusion des personnes non-voyantes
Antananarivo, 16 Octobre, 12h15 – Tous les non-voyants n’ont pas de canne blanche. Pourtant, cet équipement « remplace les yeux et permet à un aveugle de se déplacer en toute autonomie », insiste Johnson Randriantahina, président de la fédération des associations des aveugles de Madagascar (FAAM) à l’occasion de la Journée mondiale de la canne blanche samedi. Il avance deux raisons à ce problème d’accès à la canne blanche : son coût qui est de plus de 200.000 ariary, mais aussi la méconnaissance et l’indifférence de la société sur son utilité.
Pour améliorer l’accès à cet outil plus qu’indispensable pour les non-voyants, la FAAM propose que la canne blanche, qui est encore importée, puisse être produite à Madagascar. Il suggère également une plus grande sensibilisation des citoyens à la signification de la canne blanche. « Aidez les aveugles quand vous les voyez en difficulté dans la rue où il existe de nombreux obstacles », appelle Johnson Randriantahina. Celui-ci regrette certains comportements, surtout des automobilistes, par rapport à la canne blanche. « La maîtrise de la canne blanche par un aveugle est l’une des clés de son efficacité », poursuit-il.
A l’occasion de la Journée mondiale de la canne blanche, la FAAM en appelle également à une meilleure inclusion des aveugles et des non-voyants dans la société.