NUMERIQUE – Positionner Madagascar comme un hub africain d’externalisation de services informatiques parmi les priorités, selon Francis Rabarijohn

Antananarivo, 24 Avril, 14h55 – Une ambition exprimée. Les priorités des acteurs malgaches dans le domaine du numérique sont déjà claires. Parmi ces priorités, il y a celle de positionner Madagascar comme un hub africain de l’IT Outsourcing ou de l’externalisation des services informatiques, qui était exposée par le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn. C’était lors de la restitution des feuilles de route, élaborées lors de la rencontre économique entre ce groupement et le Mouvement des entreprises de France (Medef) international, mercredi.

Ces acteurs devront y parvenir, en misant et en valorisant les talents locaux, avance le président du GEM. Un récent rapport économique sur Madagascar a déjà expliqué que la délocalisation à Madagascar offre des services offshores de très haute qualité grâce à une main-d’œuvre qualifiée et techniquement très compétente. Madagascar est le deuxième pays francophone, après le Maroc, en termes d’emploi dans le secteur de l’externalisation des processus métier selon une étude en 2023, avec environ 23 000 personnes employées officiellement et 85 000 non officiels.

Plusieurs actions visant à développer ce secteur avaient alors été avancées lors de cette rencontre entre le GEM et le Medef International. Des objectifs avaient été définis pour capitaliser sur les infrastructures numériques, les talents locaux et les technologies émergentes afin de renforcer l’attractivité de Madagascar comme destination privilégiée d’outsourcing IT.

Dans la feuille de route sur le numérique élaborée entre le GEM et le Medef, il est question d’augmenter de 30% les exportations de services numériques d’ici 2030. Pour y parvenir, Madagascar est amené à structurer son offre dans les segments porteurs comme les BPO ou encore développement web. La Grande île est également appelée à se positionner sur de nouveaux marchés à fort potentiel comme l’Afrique, l’Europe ou l’Asie.

Ces ambitions nécessitent néanmoins la certification des entreprises, le développement d’un label “Made in Madagascar”, la montée en compétences des ressources humaines, d’après ce qui est avancé dans cette feuille de route. Une stratégie proactive de prospection et de promotion internationale ainsi que la disponibilité de données fiables sera également essentielle pour suivre les progrès et ajuster les interventions, selon ce qui y est exposé.

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