Antananarivo, 9 Janvier, 12h20 – L’entreprise en charge de la réhabilitation de l’Eglise d’Ambodifotatra à Sainte Marie met la dernière main aux travaux. Le ministère de la Communication et de la culture annonce que les travaux sur cette première église catholique implantée à Madagascar sont estimés se terminer en début Février.
Les dernières tâches consistent, entre autres, à apporter quelques corrections dans la mesure où « la qualité des travaux n’est pas tout à fait satisfaisante », ainsi que le souligne un communiqué rapportant une visite du ministère sur le terrain samedi. « Des consignes ont été donnés pour que le cahier des charges soit respecté dans les détails », poursuit encore le communiqué.
Le respect du cahier des charges est d’autant plus important que les travaux entrent dans le cadre des préparatifs de l’inscription de ce monument sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. « Faute d’entretien pendant plusieurs années, l’église était menacée de ruines, et le danger était imminent compte tenu de la proximité de l’infrastructure avec le bord de mer qui est très venteux », souligne le ministère pour expliquer les travaux.
La réhabilitation, annoncée depuis Juin 2019, a commencé en Février 2021. « Le processus d’attribution du marché n’a pu s’achever qu’en Novembre 2020 », précise le ministère. Les travaux, réalisés sur un site touristique, sont financés par le programme pôle intégré de croissance (PIC), indique le ministère.
Inscrit sur la liste indicative de Madagascar depuis 2018, l’Eglise d’Ambodifotatra est le prochain site que les autorités de la Grande île entendent faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial. Selon le ministère, une mission d’experts du comité international des sites et monuments (Icomos) est attendue sur l’île Sainte Marie en Mars 2022 pour effectuer les études en amont afin d’évaluer la valeur universelle exceptionnelle du site. La demande d’inscription devrait être officialisée après cette mission, tandis que le dossier d’inscription en lui-même ne devrait être examiné par le comité du patrimoine mondial qu’en 2024 compte tenu des procédures qu’il faut encore compléter, ajoute-t-il.
Outre l’Eglise d’Ambodifotatra, plusieurs autres sites figurent sur la liste indicative de Madagascar, c’est-à-dire en attente du processus d’inscription. Parmi ces sites figure la Haute Ville d’Antananarivo sur laquelle plusieurs travaux ont déjà été menés en prévision de l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Le Sud-Ouest malgache dans le Pays Mahafaly (1997), la réserve spéciale d’Anjanaharibe-Sud (2008), les forêts sèches de l’Andrefana (2008), la (2016), l’ancien site industriel de Mantasoa (2018), la Nosy Lonjo d’Antsiranana (2018) et les NosyNakà qui comprennent les îles Sahamalaza, Nosy Hara, Nosy Tanikely, Lokobe, Ambodivahibe, Ankarea et Ankivonjy (2018) sont également sur la liste indicative.
Photos : Ministère de la Communication et de la culture