PECHE – La filière crevettière multiplie par six sa contribution dans les caisses de l’Etat, avec 13,081 milliards de redevances pour les 3 332 tonnes exportées en 2022

Antananarivo, 13 Février, 15h19 – Une hausse significative. La filière crevette a multiplié par six sa contribution dans les caisses de l’Etat. Les redevances versées par les opérateurs de l’or rose sont passées de 2,075 milliards d’ariary en 2020 à 13,081 milliards d’ariary en 2022, avec les 3 332 tonnes de crevettes exportées par la Grande île l’année dernière. Les six sociétés exportatrices qui avaient obtenu leur agrément pour cette campagne ont pour leur part totalisé 108,5 milliards d’ariary avec ce dernier volume d’exportation, d’après les chiffres rapportés par le ministère de la pêche et de l’économie bleue (MPEB).

Ces données ont été dévoilées à l’issue d’une réunion de préparation de la campagne de pêche crevettière pour cette année, qui est prévue démarrer au début du mois mars. La réunion a rassemblé les responsables au niveau du MPEB ainsi que les opérateurs membres du Groupement des aquaculteurs et pêcheurs de crevettes à Madagascar (GAPCM).

L’organisation de l’exercice de la pêche des crevettes côtières régie par le décret n°2021-361 avait été discutée entre les deux parties. Les nouvelles dispositions apportées par ce nouveau décret se rapportent à l’amélioration de la filière à Madagascar, notamment la limitation à 50 licences d’exploitation industrielle dans les six régions de la Grande île, la licence d’exploitation qui ne doit dépasser cinq ans, le paiement de diverses redevances suivant la qualité et la quantité de crevettes pêchée et le droit d’exploitation de crevettes qui se fait désormais par voie d’appel à proposition.

Le renforcement de la collaboration entre les sociétés opérant dans la filière crevette et le MEPB, notamment dans le contrôle et la surveillance des pêches y a été également discuté. Les deux parties se sont engagées à travailler ensemble pour l’amélioration de la gouvernance de cette filière.

Les problèmes de cette filière semblent être réglés. En 2021, le GAPCM avait dénoncé des défaillances de gouvernance, générant des estimées à 80 millions de dollars annuellement. Il y avait également eu à l’époque le problème de paiement du budget de l’Autorité sanitaire halieutique (ASH), l’organe qui se charge du contrôle des produits exportés par Madagascar.

Photo : MPEB