Le FMI revoit à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour Madagascar de 4,6% à 3,9% pour 2025

Antananarivo, 2 Mai, 17h30 – Une prévision moins optimiste. Le Fonds monétaire international (FMI) a revu à la baisse, à son tour, ses prévisions de croissance du PIB pour Madagascar pour 2025. Celle-ci devrait se situer à 3,9% cette année, indique cette institution de Bretton Woods dans son rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale, « Un tournant décisif dans un contexte de réorientation des politiques » qui vient d’être mis en ligne.

 

Dans l’édition précédente de ce rapport, ayant pour thème « Changement de cap et menaces grandissantes » qui était sortie au mois de novembre 2024, le FMI tablait encore sur une prévision de croissance à 4,6% pour la Grande île pour 2025. Le taux d’inflation pour Madagascar qui avait été avancé à l’époque à 7,1% est pour sa part revu à 8,4% dans son dernier rapport sur les Perspectives de l’économie mondiale.

 

La Banque mondiale, de son côté, table sur une croissance économique de 3,7% pour Madagascar, cette année. Elle avance cette prévision dans la 31ème édition du rapport « Africa Pulse », avec lequel elle a analysé les tendances économiques de la région d’Afrique subsaharienne. Elle prévoit un taux d’inflation de 8,5% pour le pays dans ce document.

 

Le ministère de l’Economie et des finances, pour sa part, avait estimé dans la loi des Finances initiale (LFI) 2025 que l’économie malgache devrait connaître une croissance soutenue entre 2025 et 2028, avec une accélération progressive du taux de croissance du PIB, passant de +5% en 2025 à +5,6% en 2028. Cette trajectoire ascendante suggère une amélioration continue de l’environnement économique et une augmentation de la productivité dans divers secteurs.

 

La ministre Rindra Rabarinirinarison avait toutefois indiqué récemment que cette prévision de 5% avait été déjà revue à la baisse à 4,5%. L’application effective des dispositions sur le nouveau régime douanier imposé aux importations malgaches vers les Etats-Unis en est la principale raison, d’après ce qu’a exposé ce ministre chargé de l’Economie et des finances.