Et si la plus haute dénomination de la monnaie malgache en circulation ne dépassait pas 1 000 ariary ? La Banque centrale ouvre la voie à une possible refonte de la gamme de billets en circulation. Le passage à une coupure maximale de 1 000 unités, sur le modèle de certains systèmes monétaires internationaux, est actuellement à l’état de réflexion prospective.
Cette piste de réforme vise à simplifier l’échelle des valeurs en réduisant le nombre de zéros, afin de rendre les montants plus faciles à utiliser au quotidien. Dans ce schéma, un billet de 1 000 nouvelles unités pourrait correspondre, en valeur, à une coupure élevée de l’ariary actuel.
La réflexion a été soulevée par le Gouverneur de Banky foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Andrianarivelo durant son intervention, dans le cadre de la Semaine de l’éducation financière (Global money week) à Ankatso, ce mardi. Mais elle fera l’objet d’une large consultation afin de recueillir l’avis des usagers avant toute prise de décision.
Certains économistes estiment qu’un changement d’échelle pourrait contribuer à restaurer la valeur psychologique de l’unité monétaire et à faciliter les transactions au quotidien. Le Gouverneur de la Banque centrale avance que la suppression des coupures de 2 000 à 20 000 ariary permettrait de réduire la masse de signes monétaires, tout en augmentant leur pouvoir libératoire.
La Banky foiben’i Madagasikara indique d’ailleurs avoir mené des analyses qui ont révélé que la coupure de 20 000 ariary représente actuellement 70% des transactions quotidiennes. Une concentration qui souligne, selon Aivo Andrianarivelo, une perte de pouvoir d’achat effective. Car sans cette coupure majeure, l’accès aux biens de consommation devient complexe. Les pièces de monnaies, pour leur part, avaient déjà été délaissées par les usagers.
