Antananarivo, 4 Novembre, 6h15 – La Banque centrale relève le taux des facilités de dépôt à 3,80%. Elle maintient à 7,20% le taux des facilités de prêt marginal et ramène le coefficient des réserves obligatoires sur les dépôts au taux unique de 13%. Des ajustements décidés par le comité monétaire lors de la revue trimestrielle de la politique monétaire afin de contenir l’inflation et assurer en même temps la stabilité monétaire et la croissance.
Comme l’accroissement excessif des instruments de paiement, tels que les billets de banque, sur le marché peut entraîner une hausse des prix ou la dépréciation de la monnaie, les banques commerciales sont de nouveau encouragées à déposer leurs excédents de liquidités dans leur compte courant au niveau de la BCM. Pour les inciter, l’autorité monétaire a augmenté le taux des facilités de dépôt, c’est-à-dire la rémunération de ce placement, qui était de 2,80% à 3,80%.
Inversement, la Banque centrale a maintenu le taux des facilités de prêt marginal à 7,20%. Il s’agit du taux d’intérêt que doivent les banques commerciales à la BCM pour leurs emprunts. L’institution publique estime que cette décision devra favoriser davantage les activités de crédit des banques. Elle permettra entre autres à des banques primaires de se refinancer ou d’accélérer les transactions financières.
C’est le même principe qui a décidé la Banque centrale de « ramener le coefficient des réserves obligatoires sur les dépôts au taux unique de 13% ». Avec cette décision, la Banque centrale entend donner plus de latitude aux banques en matière de prêt.
Depuis Novembre 2020, les banques commerciales étaient tenues de conserver 24% de leurs liquidités en devises sur leur compte courant en devises et 11% sur leur compte courant en ariary. A l’époque, la différenciation entre les coefficients des réserves obligatoires sur les dépôts en ariary et sur ceux en devises avait surtout été dictée par la volonté de « raffermir la monnaie nationale ».
La Banque centrale assure ainsi avoir instauré les conditions pour accompagner la reprise économique, qui selon elle, est « soumise à de multiples contraintes et incertitudes ». Des tensions inflationnistes sont par ailleurs perceptibles tant au niveau national qu’à l’échelle international. Pour le cas de Madagascar, le taux d’inflation étai de 6,4% au mois d’août de cette année.