PRÉSIDENTIELLE – 11 candidats décident de ne pas envoyer des représentants pour la première réunion de la formation non permanente de la CENI

Antananarivo, 18 Septembre, 15h55 – Les représentants de 11 candidats manquent à l’appel. Alors que la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a organisé ce lundi la première assemblée générale avec les représentants des candidats à l’élection présidentielle dans le cadre de la formation non permanente, seuls deux d’entre eux ont répondu à l’appel de la commission.
D’après les explications de Jean Brunelle Razafintsiandraofa, député et candidat à l’élection présidentielle, “le boycott de la réunion a été convenu par les 11 candidats” qui n’ont pas envoyé de représentant ce lundi. Les absents campent sur leur position et indiquent que la commission n’est pas fiable. “La Haute cour constitutionnelle et la Ceni ne sont pas dignes de confiance et sont à la solde du gouvernement”, explique Eléonore Johasy, membre du staff de Auguste Paraina. “Il y a encore beaucoup de doute et donc nous préférons nous abstenir”, ajoute-t-elle. “Nous n’allons pas pour autant boycotter les élections”, précise-t-elle.
Cette absence massive des candidats ne constitue pas nécessairement un problème pour l’instant, confie Retaf Andrianarisedo Dama, président de la Ceni. “Par rapport à leur petit nombre, selon la loi sur la formation non permanente, ceux qui sont là peuvent déjà débattre avec la Ceni. On a ainsi déjà commencé à échanger des idées « , explique-t-il à l’issue de la première réunion. “ Nous espérons et nous croyons que ceux qui ne sont pas là aujourd’hui seront là la prochaine fois” indique-t-il.
Selon l’article 30 de la loi n° 2015 – 020 relative à la Ceni, chaque parti politique est invité à désigner son représentant au sein de l’organe électoral dès la publication de la liste officielle des candidats. Les représentants des candidats siègent au sein de la Ceni jusqu’à la publication des résultats provisoires des élections. D’après les explications de Soava Andriamarotafika, commissaire éléctoral, “les représentants participent à toutes les réunions de la Ceni mais ne prennent pas part aux décisions”.
La loi précise que “l’absence de représentant d’un comité de soutien par option ou celui du parti politique légalement constitué présentant un candidat (…) ne constitue un obstacle au fonctionnement de la Commission, ni au bon déroulement des opérations électorales ni une cause d’annulation desdites opérations ».