PRESIDENTIELLE – Des partenaires internationaux évoquent l’importance du « respect de la Constitution et du calendrier électoral »

Antananarivo, 19 septembre, 15h06 – Les partenaires techniques et financiers de Madagascar s’expriment sur le processus électoral en cours. Ils réitèrent « l’importance du respect de la Constitution et du calendrier électoral », dans un communiqué, publié mardi. Ils « réaffirment leur soutien à un processus électoral conforme aux normes internationales, c’est-à-dire transparent, fiable, inclusif et apaisé ».

Les signataires du communiqué soulignent également la « confiance dans ce processus [comme] un élément fondamental pour l’acceptation par tous du résultat du scrutin ». C’est également un élément permettant de « garantir la stabilité à Madagascar ».

Ceux qui avaient uni leur voix pour s’exprimer à travers ce communiqué rappellent « leur attachement aux libertés fondamentales ». La liberté de réunion et de manifestation pacifiques, l’égalité de « tous les candidats par les pouvoirs publics et les médias », ont été soulignées. Ils promettent la « poursuite du dialogue constant avec toutes les parties prenantes ».

La plupart des diplomates signataires du communiqué avaient rencontré le collectif des candidats à la présidentielle du 9 novembre vendredi. Ils avaient également eu des échanges avec le gouvernement au Palais de Mahazoarivo lundi.

Dix candidats à la course à la magistrature suprême avaient exprimé leur « défiance » envers la Haute cour constitutionnelle (HCC) en qualifiant de « coup d’Etat institutionnel » les décisions de cette dernière le 13 septembre. Des groupements de la société civile avaient soutenu que le processus électoral est « en danger (…) en l’absence d’institutions conformes à la Constitution capables d’organiser une élection dans l’impartialité et acceptée par tous » dans leur communiqué du 18 septembre.

De son côté, Florent Rakotoarisoa avait certifié les décisions de la Cour qu’il préside sont « conformes aux textes », réfutant les accusations portées contre la HCC. Le Premier ministre Christian Ntsay avait assuré que « nous avançons dans le processus électoral pour le scrutin du 9 novembre » à la suite de la réunion de l’Organe mixte de conception au niveau national (OCM/Nat) le 14 septembre. Le lendemain, il est revenu à la charge en exhortant les hommes politiques et les candidats à « laisser le peuple choisir d’une manière libre et ne pas provoquer des troubles ».