Antananarivo, 15 septembre, 16h18 – Le chef du gouvernement revient à la charge. Christian Ntsay, insiste sur la feuille de route pour la présidentielle du 9 novembre. « A l’ère des réseaux sociaux et de liberté, ce n’est pas vrai qu’il y ait encore un mauvais esprit pour détourner le choix du peuple », lance le Premier ministre, chef du Gouvernement collégial pour assurer les fonctions du chef de l’Etat lors de la sortie de promotion des officiers et commissaires de police à Ivato vendredi.
Le chef du gouvernement lance un message à la population. « Je vous invite à observer l’élection », avance-t-il, à l’Ecole nationale supérieure de la police. Christian Ntsay engage ses compatriotes à « continuer à prendre ses responsabilités dans la solidarité » et à « accorder de l’importance au fihavanana malagasy et faire vivre l’apaisement ».
Le Premier ministre s’adresse à nouveau aux hommes politiques, comme il l’avait fait la veille après la réunion de l’Organe mixte de conception, niveau national (OMC/Nat). « Ne détruisons pas notre pays. Ne provoquez pas des troubles (…) Il est important de ne plus verser du sang dans notre pays (…) Laissons le peuple choisir d’une manière libre et ne pas provoquer des troubles », réitère-t-il, insistant sur le principe du respect des textes en vigueur. Il lâche au passage une phrase comme quoi « on ne peut pas accepter une nouvelle transition de deux ans ».
Des voix s’élèvent pour critiquer l’environnement électoral. Dix candidats expriment un sentiment de « défiance vis-à-vis de la Haute cour constitutionnelle (HCC) » et qualifient de « coup d’Etat institutionnel » la validation de la candidature du président sortant Andry Rajoelina et le transfert des pouvoirs au gouvernement en tant que chef de l’Etat par intérim afin de diriger collégialement le pays.