PROGRAMME PRESIDENTIEL – Une formation des familles vulnérables pendant trois mois parmi les priorités de Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours de son deuxième mandat de président élu

Antananarivo, 21 Décembre, 15h27 – Le programme d’Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours détaillés durant le premier Conseil des ministres de son second mandat. Parmi les priorités du président réélu figure une formation en agriculture et en élevage à destination des familles les plus vulnérables. A en croire le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi, ces familles bénéficieront d’une formation sur la méthode Pfumvudza pendant trois mois. Il s’agit d’une méthode sur « l’adaptation de l’agriculture intelligente face au climat », une méthode culturale zimbabwéenne. La formation devrait débuter bientôt et sera étendue partout dans la grande île.

Ces individus seront également dotés de terrains « pour qu’ils puissent y construire leur maison et pour leur culture », dans le cadre du projet titre vert. Si toutes les conditions fixées par l’Etat sont respectées, ces familles pourront devenir propriétaires de ces terrains après cinq ans. Le chef d’Etat l’a déjà fait savoir aux habitants des quartiers défavorisés de la capitale au lendemain de la présidentielle.

Aussi, un plan national sur la formation professionnelle sera mis en place pour réduire le chômage. Outre la formation, la gratuité de la contraception pour les mères de famille figure également parmi les priorités du chef de l’Etat durant son deuxième mandat. La contraception sera ainsi gratuite dans tous les hôpitaux publics à compter de ce mercredi.

Au niveau des fokontany, le président de la République entend former un comité qui organisera la vie sociale. Ce comité sera composé des fonctionnaires retraités et des doyens au niveau des fokontany. Un planning de déploiement des carnets de fokontany entrera également en vigueur à compter de janvier.

Sur le plan économique, pour appuyer les citoyens compte tenu de la hausse des prix du riz, l’Etat compte relancer la vente des « vary mora ». Quant aux agriculteurs, ils seront dotés de semences et d’engrais. Des actions seront également entreprises par l’Etat pour limiter la dépréciation de l’ariary.