Antananarivo, 7 Août, 6h25 – Paul Rafanoharana est reparti pour Tsiafahy après avoir été auditionné une seconde fois par le juge d’instruction vendredi. Sa comparution a débuté à 9h du matin et s’est achevée vers 16h30, indique maître Maka, un de ses avocats.
Toujours selon ses avocats, s’agissant d’une « enquête au fond, les questions du juge d’instruction ont principalement porté sur les quatre chefs d’inculpation qui pèsent sur leur client, mais ont, cette fois-ci, cherché plus de détails ». Ces charges sont, entre autres, tentative et complot en vue d’assassiner le président de la république, association de malfaiteur, et détention d’arme sans autorisation.
Vendredi, comme lors de la première comparution, les avocats disent avoir soutenu l’innocence de leur leur client et sont restés sur leur ligne de défense. Selon maître Maka, leur client est « victime d’une affaire politique et n’est qu’un bouc émissaire dans cette affaire ».
Une demande de liberté provisoire a été formulée verbalement durant la comparution mais celle-ci a été refusée, expliquent toujours les avocats. Le juge d’instruction n’a pas encore dévoilé de date du procès et l’accusé est en attente d’une nouvelle convocation.
Comme six autres prévenus, Paul Rafanoharana a été placé en détention préventive à l’issue de la première audition devant le juge d’instruction. Mais alors que son mandat de dépôt l’a envoyé à Tsiafahy, celui prononcé contre son épouse, place celle-ci à la prison pour femmes de Manjakandriana. Elle a également été convoquée à comparaître une seconde fois vendredi mais aurait fait un malaise, selon l’avocat du couple.