Antananarivo, 17 Novembre, 11h20 – Une part “assez conséquente” du budget général est prévue être affectée aux dépenses en faveur de la protection de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique. 15% de ce budget devra être alloué au “budget vert”, la nouvelle nomenclature budgétaire dédiée à ces secteurs, qui est annexée au projet de loi des finances initiales (PLFI) 2026.
Cette nouvelle classification budgétaire verte se structure autour de quatre catégories liées à la protection de l’environnement. Elle tient compte des mesures d’“atténuation” », dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la promotion des énergies renouvelables, la gestion durable des forêts et les infrastructures sobres en carbone. Elle touche également des mesures d’ “adaptation”, comme le renforcement de la résilience des secteurs agricoles, hydriques, sanitaires et des infrastructures, ainsi que la protection des zones côtières et marines.
Le budget vert considère aussi les « pertes et dommages », en anticipation et dans la gestion des catastrophes, les dispositifs d’assurance et la protection des moyens de subsistance. Et d’autres “mesures croisées”, y sont également tenues en compte.
Le ministère de l’Economie et des finances précise que ce premier Budget vert se limite à la partie « dépense » du budget général de l’Etat, et uniquement celles qui ont été identifiées en faveur de la lutte contre le changement climatique et de la protection de l’environnement. La démarche se veut néanmoins “progressive” et prévoit une extension du périmètre de couverture dans le temps.
L’Etat entend ainsi démontrer son engagement dans la lutte contre le changement climatique et la protection de l’environnement. Les autorités ont estimé primordiales d’intégrer ces dimensions dans la gestion des finances publiques, surtout que Madagascar figure parmi les plus les plus exposés aux impacts du changement climatique.
Madagascar a entrepris cette réforme, à travers le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD). Et ce, en étroite collaboration avec le Fonds monétaire international (FMI), et le Bureau des Nations unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR).














