RECONCILIATION NATIONALE – La mise en place d’un espace de dialogue national privilégiée par le Comité du Fampihavanana Malagasy (CFM).

Antananarivo, 9 Juillet, 16h00 – Du pain sur la planche. Le Conseil du fampihavanana malagasy (CFM – Conseil pour la réconciliation malgache) croule sous les dossiers et les demandes. 1.300 dossiers et requêtes en tous genres ont été reçus par le Conseil depuis le début de son mandat. Cependant selon Alphonse Maka, président du CFM, la mise en place d’un dialogue social est privilégiée actuellement. La situation politique qui prévaut dans le pays risque d’accroitre le ressentiment et la haine entre les différents acteurs politiques du pays et peut diviser la population estime l’institution.
Pour y remédier, le CFM met en avant la mise en place d’un espace de concertation entre les acteurs politique et appelle à l’apaisement. Il rappelle les actions qu’il a déjà entreprises depuis le début d’une nouvelle crise apparue tôt cette année. Le CFM annonce avoir déjà approché toutes les entités politiques du pays dans le but d’instaurer ce climat d’apaisement.
Le CFM a entamé depuis jeudi et ce pendant 15 jours sa deuxième session ordinaire. Prévue au mois de juin, elle a été repoussée en raison de la situation sanitaire du pays. Au programme de cette session, figurent l’étude de nombreux dossiers en instance, notamment les demandes d’amnistie en faveur de prisonniers politiques depuis les années 2000 et la réparation des préjudices subis par les victimes des crises politiques successives. Certains dossiers ont déjà été transférés à la Commission spéciale indépendante pour l’amnistie pour ceux qui en formulent une demande et au ministère des finances pour les demandes de réparations, informe le CFM.
Photo : Conseil pour le fampihavanana malagasy (CFM)