Impliquer davantage les locaux dans la reconstruction. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, souhaite que les travaux de réhabilitation des infrastructures du campus universitaire de Barikadimy à Toamasina soient assurés par des entreprises locales et par les élèves-ingénieurs du chantier-école de l’Ecole supérieure polytechnique de Toamasina (ESPT). Le message a été transmis samedi aux responsables de l’Unité de coordination pour la reconstruction de la ville de Toamasina, structure chargée de coordonner l’ensemble des aides et appuis destinés à la reconstruction de la ville lors de la visite du chef de l’Etat à Toamasina.
Pour le président de la Refondation, les étudiants du chantier-école ont la compétence pour contribuer à cette phase de reconstruction. “Je leur ai déjà confié des travaux”, confie-t-il. Il assure qu’il s’agit de jeunes qui ont choisi de se concentrer sur les études et le travail plutôt que de se laisser entraîner ou distraire sur d’autres voies.
Le Colonel Michaël Randrianirina a d’ailleurs profité de la cérémonie de remise de dons de la part de certains partenaires pour inviter les étudiants à “ne pas emprunter des voies déviantes mais à se focaliser sur les études, la seule voie qui mène vers la réussite”.
Procédures
Les travaux, pour leur part, devraient être financés par le don de 2,850 milliards d’ariary offerts par l’ONG Soa. Ils porteront principalement sur certaines salles de classe particulièrement malmenées par le cyclone Gezani qui a traversé la ville le 10 février dernier.
La Banque mondiale a déjà annoncé vouloir prendre en charge la réhabilitation du campus de Barikadimy mais “nous ne pouvons pas attendre. Nous sommes pressés. Nous devons redresser l’enseignement”, martèle le président de la Refondation dans son discours. Selon un communiqué de la présidence de la Refondation, “les procédures exigées pour le décaissement des financements de la Banque mondiale sont parmi les causes du ralentissement des travaux”.
