RECONSTRUCTION – Une trentaine de sapeurs-sauveteurs français contribuent à la reconstruction des établissements scolaires à Mananjary

Antananarivo, 16 Février, 11h35 – Une partie des sapeurs-sauveteurs venus de France la semaine dernière prêtent main forte aux autorités malgaches pour reconstruire les établissements scolaires détruits après le passage du cyclone tropical intense Batsirai. Ils sont une trentaine à collaborer avec les éléments de l’Armée et les habitants qui sont payés dans le cadre d’un programme de haute intensité de main d’œuvre (Himo).
« Nous sommes prêts à nous donner les mains pour la reconstruction des écoles ravagées par le cyclone, pour que les enfants malgaches puissent revenir au plus vite à l’école, parce que les études sont le plus précieux héritage », indique l’un des sapeurs-sauveteurs, rapporté par le communiqué du ministère de l’Education nationale. Trois établissements sont concernés par cette collaboration : le Collège d’enseignement général de Mananjary, le lycée Justin Manambelona et l’école primaire publique du Plateau de la Milice.
Ils sont 60 sapeurs-sauveteurs français à avoir débarqué à Madagascar la semaine dernière dans le cadre de l’aide d’urgence de la France à Madagascar et du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. Leur mission, prévue pour trois semaines, consiste principalement à la mise en place d’une unité de purification d’eau d’une capacité de production de 250.000 litres/jour.
Selon un communiqué de l’ambassade de France, le détachement est également en capacité d’effectuer des reconnaissances aériennes au moyen de drones. L’équipe vient donc d’ajouter à sa mission l’aide à la reconstruction des écoles du site où elle est établie.
Selon le dernier point de situation publié par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes, 2.562 salles de classe sont complètement détruites après le passage de Batsirai. A cela s’ajoutent 1.085 salles de classe décoiffées, 901 salles de classe partiellement détruites et 126 salles de classe utilisées comme sites d’hébergement. 133.627 s’en trouvent ainsi privés de cours.
Photos : Ministère de l’Education nationale