REFONTE – La CENI envisage de renoncer à son projet de procéder au recensement des travailleurs sur leurs lieux de travail en entreprise

Antananarivo, 30 Novembre, 12h51- Deux semaines après la date annoncée pour démarrer l’opération de recensement des électeurs sur leurs lieux de travail, la Commission nationale électorale indépendante n’a toujours pas lancé l’opération. Il est même possible que la démarche ne soit finalement pas menée. Si la Ceni se dit toujours convaincue du bien-fondé de son initiative, elle affirme ne pas voir de problème à son retrait dès lors que cela ne fait pas l’unanimité. « Si cela divise l’opinion, ce n’est pas un problème de retirer ce programme », indique le président de la Ceni en marge de la présentation du bilan à mi-parcours de la refonte des listes électorales. Il répondait notamment aux remarques de certains acteurs, politiques ou civils, sur la légalité de la démarche.
Début Novembre, le président de la CENI a rencontré le président de la Fivmpama pour s’entendre avec lui des modalités de mise en oeuvre d’une opération de recensement des travailleurs sur leurs lieux de travail. Ceux-ci étant souvent absents de leur domicile, les deux parties ont convenu d’une entente pour faciliter leur recensement. Un accord en ce sens a également eu lieu entre la Ceni et les syndicats des travailleurs du secteur privé.
Dans son programme, la Ceni envisage d’inscrire plus de 13 millions d’électeurs sur la liste électorale. Deux mois après le démarrage de l’opération de recensement, seuls un peu plus de cinq millions d’électeurs ont été inscrits, soit 37,31% de l’objectif.
En attendant, Dama Andrianarisedo invite les travailleurs à rejoindre les bureaux des fokontany pour s’inscrire sur la liste électorale. Pour le recensement des étudiants des universités, et au niveau des carrières et des sites miniers, la CENI affirme vouloir poursuivre son programme.